24 juin 2008
Maître des lames, chapitre 2
CHAPITRE II : Les brumes de la vengeance.
L |
e ciel était clair, le soleil flamboyant. Les maisons de bois résonnaient du bruit des activités matinales. Draeyl, alors jeune enfant de 12 ans à la longue chevelure retenue par un bout de tissu noir, sortit en courant de la maison familiale. Il se rendait chez son maître pour son entraînement quotidien. Il était enjoué, comme à son habitude, mais dès qu’il entra dans la demeure de son maître, il redevint sérieux. Il le trouva au centre de l’unique salle, au sol gravé de lignes qui formaient un cercle envoûtant de symboles étranges. Au centre, à l’endroit où se tenait, debout, le maître, on voyait 2 triangles formant une étoile à 4 branches. Le maître était habillé de noir, sa longue chevelure tombait en cascade dans son dos. Draeyl s’inclina humblement devant ce puissant personnage. Celui-ci lui indiqua de venir le rejoindre. L’élève y alla solennellement.
Tandis que les images défilaient devant ses yeux, Draeyl adulte ne pouvait que suivre la scène, se remémorant sa fierté d’alors. Il avait été choisi par le plus puissant maître de son village. Celui-ci allait désormais lui apprendre ses mystérieuses techniques. Lui dévoiler les secrets gardés depuis des décennies.
Cependant sous ses airs de gamin tantôt joueur, tantôt sérieux, le jeune Draeyl cachait une face cachée, orgueilleuse, sadique et sanglante. Il tentait la plupart du temps de la réprimer dans des dialogues intérieurs querelleurs, chacune de ses parties pointant du doigt les faiblesses de l’autre. Pourtant, son attachement au village avait jusqu’alors donné la supériorité à sa face « bonne ».
Le maître se retira du triangle et indiqua à son apprenti comment s’y prendre : il devait faire émerger tout autour de sa main de longues lames.
Le garçon y réussit du premier coup. Les lames sortaient directement de sa peau, formant une couronne tranchante qui dardait dans la pénombre. Elles
Le vieil homme parut étonné de la réussite de son élève. Une lueur d’intérêt dans les yeux, il lui demanda de faire apparaître ces sinistres lames dans l’autre sens. Draeyl essaya plusieurs fois. Un sentiment indescriptible se lisait sur le visage du garçon, un mélange de souffrance, d’orgueil et de peur. Alors, son maître éleva la voix. Ce
« Ne repousse pas la douleur, ne la nie pas : elle ne fera que croître. Accepte-la plutôt, épouse-la. Et utilise-la contre tes ennemis, fais leur sentir la souffrance qui croît en ton sein, délecte-toi de leur douleur et de leur peur ! »
Alors même qu’il assimilait ce que son maître venait de lui intimer, Draeyl sentit les lames sortir de sa peau. Puis, comme son maître le lui avait conseillé, il épousa la douleur, et soudain les lames grandirent, flamboyant - dans les ténèbres faiblement éclairées de la salle - d’un feu intérieur qui faisait ressortir leur couleur, un subtil dégradé sinistre dont la base était colorée d’un violet sombre, tandis que les pointes acérées qui dardaient au bout des lames recourbées et effilées se teintaient d’un rouge sombre et sanguin.
D’un mouvement de la main, le sage fit alors apparaître un large rocher.
L’enfant prodige s’approcha, comme captivé par l’aura sombre qui émanait de la mystérieuse pierre. Lentement, il se pencha vers elle, le regard fixé; il était comme happé par la noire puissance qu’elle semblait contenir.
Le rocher était d’une couleur ténébreuse, scintillant d’une étrange manière dans la pénombre environnante, laissant apercevoir des arêtes acérées et, sans nul doute, aussi tranchantes que des rasoirs.
Alors que Draeyl adulte, impuissant face à son propre passé, son propre destin si souvent ressassé, était forcé de regarder cette scène précédant de si peu l’« accident » honni, des vers s’imposèrent dans son esprit tourmenté.
La voix qui les prononçait était douce et dure à la fois, une voix étrange qu’il lui semblait déjà avoir entendue dans son passé, un passé lointain, si lointain… Et pourtant, en même temps, terriblement proche.
Et soudain, il se souvint : cette voix, c’était la sienne. En
Se fondant en un seul poète sanglant et séducteur, les deux Draeyl murmuraient un poème ; chacune des strophes enflant jusqu’à ne plus composer qu’un hurlement bestial et sanguinaire. Alors que le jeune apprenti chantait, accompagné du guerrier confronté à son passé, la pierre, faiblement d’abord, puis en suivant le rythme des poètes, s’était mise à bourdonner
Toi, irrégularité malfaisante,
Oui, invention démoniaque,
Qui pose un voile opaque
Sur une humanité disparate !
Ô toi l’infâme pierre,
Toi qui inspire méfiance et peur,
Seconde-moi dans ma conquête,
Je t’offrirai et sang, et têtes !
Je suis Draeyl, puissant guerrier,
Et contre tes ennemis, à tout jamais,
Mes lames sont désormais tournées,
Car mon cri haineux, jamais ne se tait !
Surgi de son passé, le maître le regardait d’un air indéchiffrable. Dans l’esprit du vieil homme se bousculaient une foule de questions auquel, il le savait, seul le destin donnerait la sévère et inébranlable réponse.
Puis, lorsque le sinistre chant fut finit, le bourdonnement s’interrompu. La pierre émit un chuintement aigu, alors qu’elle se fendait et découvrait une roche noire comme l’abîme, d’où partaient de longs cristaux rouges qui illuminaient la pénombre de leur rougeoiement iridescent. L’apprenti saisit le cœur du rocher avec fascination, émerveillé par l’apparente puissance dont semblait doter la pierre.
Ladite puissance se déversa dans l’enfant passionné, réveillant en lui sa partie sombre. Ses yeux s’injectèrent de sang, son corps entier se crispa ; les lames de son bras, qu’il avait rentré, sortir de nouveau en diffusant dans le corps désormais robuste de Draeyl l’indicible douleur qu’il avait pourtant apprivoisée.
Faisant pousser dans son autre main une longue et fine lame, il cria de rage tandis que le nœud qui retenait ses cheveux se dénouait. Ceux-ci, se teintant d’une couleur acier, se répandirent sur ses épaules.
Les questions que se posait le maître volèrent en éclat, tandis que son ancien apprenti, de larges lames noires poussant dans son dos, ailes sinistres parfaisant son aspect démoniaque, le chargeait.
Le vieil homme sauta de côté, évitant de justesse le possédé qui lui fonçait dessus. Celui-ci traversa la pièce en faisant exploser la porte, répandant de la sciure rendue chaude par le choc.
Il déboula sur la place du village, totalement possédé par le démon qu’il avait accepté. Abandonnant finalement la lutte pour son corps, finalement perdue d’avance, il se contint d’être le spectateur de ses actions. La tristesse, la joie et la peur se mêlaient dans le torrent de sentiments que ressentait la partie consciente de Draeyl enfant.
Le démon en appela au ciel, et de sombres nuages l’obscurcirent, cachant le soleil ; il en appela à la terre, et un tremblement continu secoua le village.
Il n’eut pas à attendre longtemps avant que les habitants ne sortent de leurs maisons de bois, énervés par le vacarme causé par l’enfant. Ils aperçurent le démon qui trônait sur leur place.
Celui-ci les chargea, tandis que les hommes allaient chercher leurs armes, les plus puissants d’entre eux faisant sortir des lames de leur corps, mais la douleur les faisaient grimacer et aucun ne maîtrisait avec autant de brio la science des lames.
Le guerrier laissa ses bras en arrière, ballottés dans le vent, hurlant la destruction prochaine du village, tandis que les quelques personnes qui l’attendaient parvenaient tout de même à se préparer au choc. Mais rien n’aurais pût les préparer au contact du démon qui habitait l’enfant auparavant frêle ; ils volèrent tous quelques dizaines de mètres plus loin, s’étalant comme des pantins désarticulés dans la poussière du village. Le possédé ne leur adressa même pas un regard tandis qu’il continuait sa course effrénée vers le stock d’armes qui se trouvait un peu à côté du village, en raison de la grande quantité de combustible qui y était entreposée, nécessaire pour l’utilisation de certaines armes du village. Les combattants qui avaient des armes chez eux allaient les chercher, afin de combattre la menace qui leur était arrivée dessus.
Le vieux maître sortit, affolé de l’attitude de son élève ; il savait que plus rien ici ne pourrait arrêter le garçon. Il se lança malgré tout à sa poursuite, guerrier aguerri étonnement rapide pour son âge, tout en sachant que même sa vitesse ne pouvait lui permettre de rattraper Draeyl.
Celui-ci traversait les rues, faisant voler par sa simple aura les quelques personnes qui s’opposaient à lui, poupées de chiffons tentant vainement d’arrêter le fanatique lancé à leur trousse. Alors qu’il allait rattraper un groupe de fuyards, un homme d’une quarantaine d’années s’en détacha pour faire face au cruel démon. Son regard se durcit et ses babines se retroussèrent alors qu’il réalisait qu’il se trouvait en face de son propre fils...
Draeyl adulte sentait encore l’excitation perverse du démon, tandis qu’il détruisait tout ce qui avait bercé l’enfance du corps qu’il habitait. L’agressivité, ode au meurtre et au carnage, qu’il avait sentit dans l’entité qui le possédait. Tout cela le terrifiait alors ; il se demandait si il avait eu raison d’accepter la puissance, tant le prix qu’il devait en payer se durcissait à chaque instant. Et là, debout devant lui, son propre père l’attendait, sa magnifique épée à peine sortie du fourreau émettant une faible lueur dans l’obscurité causée par les nuages invoqués.
L’enfant n’avait plus aucun contrôle sur son corps, et pourtant il vit avec une grande précision celui-ci se mouvoir pour éviter le coup d’estoc maladroit que son père pas assez déterminé à tuer lui portait, et l’enfant trancher d’un large coup la poitrine paternelle, faisant jaillir un flot de sang.
Aucune larme ne sortit de Draeyl, car le démon éclatait d’un rire sinistre en poursuivant sa course effrénée vers le groupe en fuite.
Celui-ci avait quasiment atteint l’entrepôt, et le son maléfique du rire qui, malgré la distance, était parvenu à leurs oreilles, leur fit encore accélérer. Autour d’eux le paysage changeait : ils étaient sortis du village de bois et ils couraient dans un étroit sentier en plein cœur de la forêt. De la troupe. D
Le bâtiment était enfin en vue. Il se trouvait au milieu d’une clairière, bâtiment sombre et imposant aux murs d’un noir de jais. Les membres du groupe arrivaient enfin à la porte, qui était peinte de la même couleur que le reste du lugubre bâtiment. Celle-ci était fermée à clé et, dans leur précipitation, aucun d’eux n’avait songé à aller prendre la clé. Aucun
Draeyl s’était envolé, se servant de ses larges lames comme d’ailes d’aciers. Son esprit goûtait désormais au plaisir malsain de l’être qui l’habitait ; il ne tarderait pas à se laisser aller, oiseau de malheur détruisant son propre village, tuant les personnes qu’il, il y a peu, se devait de chérir.
Il volait maintenant aussi vite qu’il le pouvait, traçant t el un rapace cherchant sa proie les fuyards effrénés. Cela n’était pas dur de les suivre, car le sentier était aisément visible du ciel, chemin clair serpentant dans la masse sombre de la forêt dense.
Les fuyards s’étaient résolus à escalader le mur, et leurs pieds ainsi que leurs mains cherchaient frénétiquement des prises solides dans la paroi, leurs cœurs serrés par la crainte.
Ils arrivaient en haut lorsque, sinistre, l’ombre du chasseur les survola. Lorsque celui-ci les aperçut, il plongea en piqué, ailes repliées et bras en avant. Les pauvres sautèrent au dessus des murs, atterrissant pour la plupart sans encombre de l’autre côté du mur.
Le démon s’amusait, son excitation perverse allant croissant avec les cris de terreur et le bruit mat de la course effrénée vers le bâtiment central, celui qui abritait armes à feu chargées et lames aiguisées. Il plongeait les coureurs dans une terreur pure, happant homme après homme en se lançant en piqué tel un rapace cruel et impitoyable.
La porte s’ouvrait du bas vers le haut, telle la grille d’acier gardant l’entrée d’une quelconque échoppe.
Tandis que Draeyl fauchait un à un les fuyards en pleine course, en attrapant un avant de le déchiqueter et de bondir à nouveau, cruel prédateur au regard fou, ceux-ci se rapprochaient de la porte ; celle-ci coulissait en hauteur avec une lenteur désespérante dans la noirceur occasionné par les pouvoirs du démon. Ils allaient enfin pouvoir entrer !
Infatigable, Draeyl suivait parfaitement les enseignements de son maître : il utilisait la peur et la douleur des autres comme des armes, massacrant allègrement les hommes terrifiés.
Pourtant, les premiers arrivaient déjà à l’intérieur du bâtiment, courant se mettre à l’abri des murs.
Mais la porte se faisait vieille ; et, tandis que le reste du groupe s’apprêtait à entrer, l’un d’eux aillant déjà entamé le dernier saut avant la protection procurée par l’entrepôt, alors que les personnes déjà présentes à l’intérieur se préparaient à fermer la porte, celle-ci craqua : les chaînes usées qui la retenait depuis de nombreuses années lâchèrent et, dans l’instant, ses pointes tranchèrent le dos du pauvre homme, livrant à une triste fin les quelques survivants du carnage…
Alors que l’homme, baignant dans son sang, rendait son dernier souffle d’un côté de la porte, l’ombre du tueur englobait les hommes restants qui, haletant, se résignaient à la mort. Au
Alors que le calme semblait enfin revenu sur l’entrepôt, un bruit fracassant résonna dans l’immense bâtiment. Les gens se précipitaient maintenant vers les râteliers remplis d’armes de toute sortes, passant de l’hallebarde au large tranchant au fusil ou au pistolet aux formes pleines de courbes et d’angles. Ils saisissaient leurs armes fétiches et se préparaient à l’inévitable combat. Pourtant, tous ne se dirigeaient pas vers les râteliers ; certains partaient dans d’autres directions, pour d’obscures raisons…
Draeyl, qui avait porté le coup, ne s’en arrêtait pas là, sa rage le poussait à détruire l’ennemi par tous les moyens. .Le frénétique guerrier martelait le mur, et une large entaille se formait à chaque heurt. Bientôt, la cloison était sur le point d’être détruite, et quelques coups plus tard, un large trou s’ouvrait devant le guerrier.
Chacun était prêt à tuer,
L’arme à l’épaule était portée,
Les yeux scrutaient la pénombre,
On aurait eu peur de son ombre,
Quand, soudain, jaillissant d’un coin,
Le démon apparaît, tel l’assassin,
La senteur s’élève, puanteur de la peur,
Alors que les cris montent, rageurs
Le carnage s’annonce, les balles ricochent
Car, encore, le guerrier se cache,
Il bondit, se replie,
Pourfend, prend son temps,
L’obscurité est son atout,
C’est à en devenir fou,
Jamais terreur n’a été si intense,
Pour ces personnes presque en transe
C’est un carnage, et pourtant,
Les cris des personnes qu’il aimait tant,
Ne semblent annoncer que les prémices,
De sa rage destructrice.
Le dernier carré s’est formé,
Constitué de combattants terrifiés,
La mort les appelle à sa porte,
Pour former une cohorte
Et, soudain, lueur d’espoir,
Pour tous ceux près de l’abattoir,
Les antiques machines
Sortent leurs canines
Les machines avaient une apparence imposante, dominant par leur taille leurs servants. Elles étaient peintes d’un noir de jais, qui faisait scintiller dans la pénombre les parties acérées de l’ancestral engin de destruction.
Il y en avait une grande, immense même ; sa bouche béante ne laissait rien voir d’autre qu’un hypnotisant abime. Deux autres, montées sur des tourelles elles même suspendues au plafond par une large et solide corde de fer, semblaient la seconder dans sa tache. Leur taille était moindre, mais le fait qu’elles soit au dessus du niveau du sol contribuait à l’impression de force qui s’en dégageait. Le trio infernal se mit en route, lâchant des myriades de projectiles, accompagnés des tirs de fusils des quelques rescapés. Draeyl montra ses crocs, qu’il avait fort pointus et aiguisés, avant de s’envoler dans les airs à la recherche d’un abri. Il se suspendit habilement à une corde, avant de s’élancer tel le vampire avide de sang vers sa proie métallique. Une sorte d’aura rougeâtre le protégeait des tirs, faisant disparaître les quelques balles qui arrivaient sur le monstre.
Pourtant, alors que l’ignoble créature fondait vers sa victime, un protecteur du village dégaina. Il frappa de toute sa force, son sabre arrivant inévitablement ce qui ressemblait désormais à une immonde bête à la jambe. Une
Draeyl fut surpris de tant de détermination, et il gratifia l’adversaire d’un chaleureux mais mortel baiser, des pointes acérées sortant des joues du monstre.
Les cheveux métalliques virevoltaient tandis que le fanatique détruisait méthodiquement machine après machine. Quand, enfin, il eut terminer, il se retourna ; tous avaient fuis l’entrepôt damné…
Son rire fut si fort, que tous l’entendirent, se pétrifiants de terreur.
Alors qu’il sortait lui aussi, se préparant à s’envoler vers d’autres horizons, sont maître arriva. La soif de sang du démon était presque étanchée, mais la mort du maître ne saurait déplaire à la perverse créature…
Le vieil homme était décidé. Il n’aurait pas la moindre pitié pour son ancien élève. Il ne ferait pas l’erreur d’hésiter !
Draeyl n’attendit pas pour prendre l’offensive. Le massacre lui avait donné un goût immodéré pour le sang, et il entendait bien faire couler celui de tous ceux qui se mettraient sur son chemin…
Alors que son élève le chargeait, le maître sauta, joignant les paumes et faisant jaillir une large et longue lame recourbée de celles-ci. Toujours dans les airs, il se replia et commença à tourner sur lui-même, formant une dangereuse boule.
Draeyl avait déjà dépassé l’emplacement où se trouvait son maître ; il sauta en arrière, dépliant son souple corps vers l’endroit où était le guerrier. Sans même regarder celui-ci, il abattit ses deux bras derrière lui, arrêtant net le tournoiement. Ils tombèrent tous deux à terre.
Les deux guerriers se relevèrent à la même vitesse ; cette fois, ce fut le sage qui attaqua le premier. Il fit un tour à 360 degrés, remontant sa jambe droite vers son adversaire. Une sorte de harpon sortit alors du pied, se détachant entièrement en déchirant la tong. Il
Enfin, alors que le cadavre ne contenait plus la moindre goutte de liquide vital, le démon, repût, s’envola vers de nouveaux horizons.
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