Ecrits enfants et adolescents

Histoires et poèmes écrits par les enfants et les adolescents des ateliers animés par Carole Menahem-Lilin à Montpellier

24 juin 2008

Blues au royaume bleu

Blues au royaume bleu

Pièce écrite par les participants de l’atelier Théâtre et histoires, en octobre 2007

Alice : le troubadour.

Léonie : La petite fille étrange

Louise : la musicienne

Amélie : le détective

Lou : la reine

Marien : le cuisinier

Adrien : l’inventeur

Clément : le chasseur de monstres

Scène 1 : le troubadour

Le troubadour entre en scène. Il raconte sa vie

Le troubadour a une vie très aventureuse. Et dans sa vie, il a rencontré de grands amis qui avaient fait des exploits fabuleux. Il y en avait un qui avait peint une église en 24 heures, un autres qui avait traversé la mer à la brasse, et d’autres qui ont su écrire une bible sans jamais avoir su écrire ni lire !

Le troubadour sait chanter, danser, jongler, raconter des histoires, quelques tours de magie, mais il est très vieux et a beaucoup de courbatures. Il est trop fragile pour pouvoir faire trop d’acrobaties.

En plus, il n’avait plus beaucoup d’inspiration et toutes les chansons, les histoires qui pouvaient exister ou être inventées, il les avaient toutes dites au moins une fois. Tout le monde se lassait de lui.

Il avait des hématomes aux doigts et des kystes aux mains. Il avait des doigts coupés, car il s’était fait mettre aux oubliettes par plusieurs rois qui se lassaient de ses idées. Mais il avait toujours su s’évader et quitter l’endroit pour aller dans un autre. Mais il était allé partout. Vraiment très vieux, ses os le faisaient souffrir. Il n’imaginait pas de retenter sa chance ailleurs.

Scène 2 : l’audience royale

La petite fille étrange : J’ai 914 ans, et je suis le guide de cette histoire.

Vous verrez que je peux aussi être l’assistante du détective. Je lirai dans les cœurs, comme dans la scène 6. Je serai un peu « dame nature », ça veut dire que j’aimerai beaucoup la nature (ça explique ma robe verte !). En plus je serais une fée.

Il y a beaucoup de problèmes dans ce royaume : par exemple, de la poussière tombe du plafond et tout le monde tousse. C’est que les salles sont si grandes et si hautes que les domestiques n’arrivent jamais à faire le ménage à fond. Quand ils ont terminé quelque part, tout est déjà très sale ailleurs.

Et vous entendez tous ces grands bruits dehors ? C’est comme un mur qui s’effondre, et des cris : les monstres ont encore frappé. Jusqu’à maintenant, les gens du royaume n’ont pas trouvé de solution très efficace. La reine s’en désintéresse, ou ne sait pas comment faire.

En plus, les courtisans ont faim. Ce qu’on sert à la cour n’est pas très bon, ni très copieux. Surtout, c’est toujours la même chose.

Aujourd’hui mercredi le roi (ou la reine, le prince, la princesse…) donne audience. Il reçoit les voyageurs qui veulent le voir, ou les gens du royaume qui veulent lui parler. Quelquefois il faut que les gens attendent plusieurs mercredis pour le voir et lui parler… car il y a foule.

Arrivée de la reine

La la la, moi je m’en fiche des problèmes du royaume, je ne pense qu’à m’amuser. La vie est tranquille pour moi.

(La reine dira tout le temps, à chaque fois qu’on lui pose une question : « oui oui c’est ça… c’est bien… on verra plus tard. »)

Le chasseur de monstres: moi je suis le chasseur de monstres, le plus grand du monde. Je suis aussi alchimiste et manitou. J’ai des griffes qui, d’une pichenette, peuvent détruire un pilier en acier. Une combinaison violet foncé, une agilité extrême, je peux sauter à une hauteur énorme, jusqu’aux nuages.

Il leur montre : aïe !

Le problème, c’est que je me suis foulé la cheville en vous montrant.

J’ai des pouvoirs extraordinairement puissants. Je suis reconnu comme manitou de niveau 16, c’est comme ça que je suis payé.

Oh zut, on est coincés !

J’ai vu qu’il y a beaucoup de monstres ici : j’ai vu un tourloupet à queue courte, un cyclope à 5 poils, espèce très rare et très dangereuse (j’ai failli me faire tuer). Dis donc, le ménage est mal fait dans ce royaume, personne ne chasse les monstres !

L’inventeur : oui, on aurait besoin de toi pour les monstres ! moi je m’occupe du ménage.

J’ai fabriqué un tas d’inventions comme le gland sophistiqué : il peut faire pousser des milliers d’arbres sur une zone d’un km, mais il attire les monstres.

Le chasseur : pas de problème, je suis là maintenant !

L’inventeur : J’ai aussi inventé le tuyau à nourriture. Le bout fait un cm 2, tu peux le fixer sur ta joue, en quelques secondes il te fournit à manger pour une semaine. Mais il a besoin de carburant, un carburant spécial : du jus de navet mélangé à des yeux de cyclope, et très cuit.

Le cuisinier : pour la cuisson, je ne crains personne.

L’inventeur : J’ai aussi inventé la feuille à hydrater. Tu mets une goutte d’eau et cela multiplie la feuille par 10. Mais pour cela il faut manger trois navets et un poireau.

Le cuisinier : sans problème, je vous les prépare dans la minute !

L’inventeur : J’ai aussi inventé une chaise voiture, qui peut se déplacer très vite. Mais il lui faut des os de monstres cuisinés en guise de carburant. Un os suffit pour 3 ans.

Le cuisinier et le chasseur ensemble : pas de problème, on peut t’arranger ça si tu nous payer quelques tours en voiture !

L’inventeur : Et puis… l’aspirateur tout terrain. Il peut aller sur les murs et les plafonds, et il n’a pas besoin de carburant. Son carburant, c’est la poussière. Il avale ce qu’il transforme en carburant.

Et sans oublier la machine pour attraper les monstres. Il a besoin de jus de cerise.

Le cuisinier : c’est la cerise sur le gâteau ! je te la prépare en même pas une seconde.

Et puis je peux faire des soupes qui ravissent des gens et qui les transforment. Mais il y a besoin de jus de monstres !

Le chasseur : génial, je te fournis ça.

Le cuisinier : j’arrive à faire des soupes aux monstres !

On est géniaux tous les trois ensemble, on a intérêt à ne plus se séparer. Mais il faudrait que cette reine nous reçoive enfin ! Ça fait 3 semaines que j’attends.

L’inventeur : moi 10 jours

Le chasseur : moi depuis hier seulement mais je n’ai pas envie d’attendre plus longtemps !

Arrivée de

la musicienne. Elle

pourrait entrer dans la salle en faisant la roue, puisqu’elle est aussi acrobate. Elle retient tout de suite l’attention de la reine.

La musicienne : Bonjour Majesté, je suis une simple musicienne, j’aimerais me produire dans votre royaume. Je n’ai que quinze ans, mais ça fait déjà trois ans que je parcours le monde avec mon piano ; qui est, je précise, la chose la plus importante que je possède. Je l’ai depuis douze ans.

La reine : je vais vous tester et puis nous déciderons de tout ça.

La petite fille : monarque, vous devez encore recevoir des tas de gens. Vous n’avez pas le temps.

La reine : les autres attendront ! Jouez, musicienne. Mais d’abord, comment avez-vous fait pour vous procurer un piano ?  Il n’en existe aucun dans tout le royaume.

La musicienne : je l’ai acheté dans le royaume multicolore pailleté un peu plus à l’ouest.

La reine : jouez, je le veux.

La reine l’invite à jouer. Applaudissements spontanés des courtisans. La reine est enthousiaste. De la poussière tombe du plafond.

Le troubadour, qui est présent, prend peur : cette musicienne va-t-elle lui enlever la faveur du monarque et du public ? (il s’adresse à nous pour nous expliquer sa peur, sa jalousie. A toi d’écrire, Le troubadour).

Lou et Le troubadour : Justement, La reine veut le présenter : « Il y a un autre artiste, ici. Troubadour, présentez-vous. » Mais le troubadour est si troublé qu’il se montre sous un mauvais jour : maladroit, ridicule, ou en colère ? La reine l’arrête : « ça suffit comme ça ! » Il est désespéré.

La reine : chère musicienne, voulez-vous faire un concert à la ville ?

La musicienne : oui, avec joie.

La reine propose à la musicienne de faire un concert pour les gens de la ville, le lendemain. Puis, il annonce que l’audience est levée. « ça suffit comme ça ! aujourd’hui, je ne veux voir personne d’autre que cette musicienne extraordinaire. »

La petite fille explique que ça va mécontenter les autres, mais la reine ne l’écoute pas, elle répond seulement :  « oui oui c’est ça… c’est bien… on verra plus tard. »

La petite fille voit qu’il va y avoir un problème.

Scène 3 : le mécontentement

Adrien, Marien, Clément, Le troubadour - puis Lou

Aucun des voyageurs n’a pu être présenté au monarque. Ils sont très mécontents, ils devront attendre une semaine de plus ! Les auberges sont chères…

Le troubadour les entend grommeler. Il va vers eux. Il les a entendus discuter, tout à l’heure, il sait qui ils sont. Il dit : « Il  n’y en a eu que pour cette fille, aujourd’hui. Pourtant ce que vous proposez est très intéressant pour le royaume ! »

La petite fille arrive et annonce qu’il y aura une audience exceptionnelle le lendemain, pour recevoir ceux qui n’ont pu voir La reine aujourd’hui.

Le troubadour : je vous présenterai moi-même, demain. Comme ça vous serez écoutés ! j’ai une certaine influence à la cour.

Ils remercient.

Mais le lendemain, La reine annonce qu’il n’y aura pas d’audience, il est trop fatigué, il a écouté la musicienne répéter pendant des heures, il n’a pas la tête à écouter des gens ennuyeux…

Protestations : mais La reine s’en va.

Scène 4 : le concert gâché

A développer un peu

La musicienne : joue du piano

Le troubadour : c’est un scandale, vous applaudissez cette débutante ! applaudissez-moi !

La musicienne : se plaint, vous gâchez mon concert, vous pourriez venir après !

La petite fille étrange : arrêtez de vous disputer !

Le troubadour : c’est un scandale ! on donne un piano à cette débutante

La reine (Lou) intervient : troubadour, je ne veux plus de vous, partez ! Immédiatement !

Elle exige que le troubadour sorte. le troubadour est de plus en plus désespéré.

La musicienne recommence à jouer. Applaudissements. La reine décrète qu’elle jouera tous les soirs pendant un mois. Le troubadour n’a plus de théâtre.

Le cuisinier, l’inventeur et le chasseur de monstres soutiennent le troubadour. Ils ont une idée : il n’y aura pas de concert le lendemain, ils vont l’empêcher de jouer. A la place, ce sera le troubadour, et le cuisinier en profitera pour distribuer ses gâteaux aux gens du public, il se fera ainsi de la publicité, car c’est décidé, il veut ouvrir une pâtisserie ici. L’inventeur fera une démonstration de son aspirateur en nettoyant enfin le théâtre. Le chasseur de monstres tiendra tous les monstres à l’écart. Il y aura enfin un spectacle tranquille (d’habitude, les spectacles sont interrompus par les bruits des monstres, les cris des gens, la poussière qui tombe…)

Mais comment faire pour mettre la musicienne hors jeu ? La rendre malade ? Mais on soupçonnerait le cuisinier…

L’inventeur dit : j’ai une meilleure idée.

Scène 5 : avec le détective

Le lendemain matin :

La petite fille étrange : je sens qu’il va se passer quelque chose. Je sens qu’il se passe quelque chose…

Elle se rend chez le détective : « Il va se passer quelque chose ! »

Le détective se présente :

J’ai quinze ans, et ça fait déjà dix ans que je résous des énigmes. J’ai ce don. Je n’ai jamais échoué, je suis la seule détective du royaume et j’ai souvent aidé La reine pour certains conflits.

S’adressant à la petite fille : oui, je pense qu’il va se passer quelque chose avec le troubadour qui est désespéré et La reine qui est débordé.

La petite fille : on ne fait rien ?

Le détective : non, on attend, parce qu’on m’appellera si on a besoin de moi.

On entend le téléphone, La petite fille étrange le prend et le donne à Le détective (détective)

La musicienne : on m’a volé mon piano cette nuit !

Le détective : on arrive tout de suite ! où habitez-vous ?

La musicienne : dans la petite maison rouge près du palais. Vous ne pouvez pas la manquer, il y a un énorme trou dans le mur !

Un peu plus tard, ils frappent chez La musicienne :

La musicienne : oui c’est moi qui ai appelé tout à l’heure, pour mon piano. Je n’ai pas dormi ici, le cuisinier m’a invitée à déguster un merveilleux repas qu’il a préparé hier, j’ai dû trop manger car je me suis endormie sur sa table… Et ce matin, j’arrive ici, et voyez.... (désespérée) Retrouvez mon piano, je vous en prie.

Le détective : Avez-vous une idée de la personne qui a pu faire ça ?

La musicienne : J’ai bien une idée… vous avez entendu parler du scandale d’hier soir… ce pourrait être cette personne qui m’a volé mon piano.

La petite fille étrange : A quoi ressemble ce piano ?

La musicienne : le signalement : vieux, pas très grand, rectangulaire. UNIQUE !

Le détective : très bien, je vais enquêter.

La musicienne : au revoir.

Le détective : non non, il faut qu’on visite les lieux, qu’on cherche des indices…

La musicienne : ah bon. Mais à part le trou, tout à l’air normal…

Le détective : ah ah....

Le détective explique ce que tu fais au fur et à mesure que tu enquêtes. Tu as une loupe, pour chercher les empreintes, pour regarder les détails. Tu cherches les traces. Tu écris sur ton carnet. Tu fais des suppositions.

En fait, je propose que le piano ait été volé grâce à l’aspirateur de l’inventeur. Il devait seulement ouvrir la fenêtre, mais il l’a arrachée. Ensuite le troubadour et l’inventeur sont montés par une échelle, et on descendu le piano. Pour venir et repartir, il pouvaient avoir une charrette, qui a laissé des marques sur le sol… Evidemment, pour toi, ce n’est pas évident, car tu ne connais pas l’existence d’un tel aspirateur. Mais tu remarques toutes sortes de choses bizarres. Les meubles sont tombés les uns sur les autres, vers la fenêtre.

Peut-être aussi qu’ils se sont fait aidés d’un monstre, pour aller chercher le piano et le rapporter. Le monstre pourrait remplacer la charrette. A toi de voir, Clément.

La petite fille étrange, toi aussi tu peux faire des suppositions. Surtout que tu as beaucoup d’imagination ! tu es la petite fille étrange, tu connais plein de choses…

Scène 6 : chez le troubadour

Le détective : bon, tout ça est très bizarre, mais on a quelques petites idées. Les traces dans la rue se dirigent vers la maison du troubadour. C’est notre suspect, on va aller le voir.

La petite fille étrange : on n’a pas vraiment de preuves !

Le détective : on va faire comme si… On n’a pas de preuves encore, mais on a un mobile ! La jalousie.

Un quart d’heure plus tard : elles frappent

Le troubadour : quoi, qui est là ?

Le détective et La petite fille étrange : On vous soupçonne d’avoir volé un piano hier au soir.

Le troubadour : Qui ?

La petite fille étrange : la musicienne…

Le troubadour : Quoi, cette fille ? Elle est nulle, elle me prend ta place… alors que je suis là depuis longtemps, que j’ai toujours fait correctement mon travail de troubadour. Et maintenant, elle m’accuse ! c’est un comble !

Sortez, je n’ai rien fait, c’est un scandale. D’ailleurs, vous n’avez pas de preuves !

Le détective : on a les traces de la charrette qui viennent jusqu’ici.

Le troubadour : je n’ai pas de charrette, c’est idiot comme preuve.

Le détective : vous êtes jaloux, vous avez peur… Vous avez voulu empêcher la musicienne de jouer !

Le troubadour : tout ce que vous dites, c’est du vent…

On entend l’aspirateur dans la pièce à côté, tout se met à trembler.

L’inventeur : Oh, zut, j’ai encore réglé trop fort ! j’ai aspiré le lustre avec la poussière du plafond.

Le cuisinier : fais attention ! déjà cette nuit tu as été beaucoup trop fort… tu as aspiré toute la fenêtre et une partie du mur !

Le détective : Tiens tiens… Vos amis ont de drôles d’activités.

Le troubadour : ça ne vous regarde pas.

Le cuisinier : heureusement, le piano n’était pas abîmé. Le troubadour veut apprendre à en jouer.

Le détective : tiens tiens !

Le troubadour : ils racontent n’importe quoi !

La petite fille : je vois… je vois un cuisinier prodigieux, qui invite une musicienne et l’endort avec ses bons petits plats… Je vois un inventeur génial… tous les deux se sont mis au service d’un troubadour jaloux…

Le troubadour : moi, jaloux ? vous n’avez pas de preuves…

La petite fille : je sais lire dans les cœurs.

Le détective : et moi sur les visages. Vous avez peur. Allez, avouez, troubadour…

Le troubadour : oui, c’est moi…

Le détective : comment avez-vous fait exactement ?

Le troubadour et les autres expliquent.

Scène 7 : fin

Bip bip (téléphone) :

La musicienne : Allô ?

Le détective : on a retrouvé votre piano !

La musicienne: oh, je peux passer tout de suite ?

Le détective : oui, chez le troubadour.

elle arrive, tombe dans les bras du détective et de la petite fille :

La musicienne : oh, merci, merci ! qui a volé ?

Le détective : c’est cette personne.

La musicienne :Ah !

La petite fille : Avec l’aide de ceux-ci (le cuisinier, l’inventeur, le chasseur de monstres)

La musicienne : Mais pourquoi ?

Le troubadour : La reine n’en a plus que pour vous !

Le chasseur, l’inventeur, le cuisinier : on attend de le voir depuis trois semaines, et il ne s’occupe que de vous ! il ne nous reçoit pas !

La musicienne : c’est vrai que c’est injuste… Je n’avais pas compris tout ça.

Se tournant vers les détectives :

La musicienne : je vous dois combien ?

Le détective : rien, on est contentes que cette affaire soit résolue !

La petite fille : moi, je n’accepte jamais rien en échange du bien que je fais… C’est pourquoi je suis encore là.

La musicienne : ah bon ?

La petite fille, l’air mystérieux : oui…

La musicienne : Ah bon, ah bon…

Allant vers le troubadour : je connais votre réputation, monsieur le Troubadour. Vous racontez tellement bien ! J’étais venue ici pour vous écouter.

Le troubadour : pas possible ?

La musicienne : on vous connaît dans le royaume jaune, le royaume bleu, le royaume vert… il faudrait que vous y alliez en tournée.

Le troubadour : c’est vrai, ça… J’aurais un autre public…

La musicienne : je vous propose quelque chose. Faites le spectacle avec moi. Vous apprendrez à jouer du piano… et en échange, moi, vous m’apprendrez à raconter.

Le troubadour : oh, merci, merci !

Il réfléchit : bon, mais vous m’accompagnerez aussi quand je raconterai ?

La musicienne : d’accord ! on fera un spectacle à deux !

La musicienne, à la détective et à la petite fille : en remerciement, je vous offre des places gratuites à chaque spectacle. D’accord, troubadour ?

Le troubadour : heu… d’accord.

Les autres : et nous ?

Le troubadour : vous, mes amis, vous ferez ce qu’on avait décidé : préparer des gâteaux, nettoyer la salle du spectacle, tenir les monstres à distance… La reine sera éblouie !

(on peut même imaginer qu’un monstre apprivoisé fasse un numéro, ou tienne la caisse).

La petite fille : et voilà que tout finit bien dans le royaume !

La musicienne : d’accord, mais plus d’entourloupe, hein, monsieur le troubadour ?

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Histoires au hasard

Comment tirer parti du hasard ?

Ou, à partir de mots tirés au hasard, donner forme à l’imaginaire, par écrit.

A partir des mots tirés du dictionnaire :

Usuellement, indébrouillable, filerie, intercalaire, cahute, dégustation, législation, écru.

Je vais usuellement à la filerie. Cette filerie est dans un cahute, par décision du ministère, car ce pays a vraiment une législation indébrouillable ! Cette fois, je vais là-bas pour faire des intercalaires écrus, avec du fil d’araignée. Pour faire ça, je suis vraiment débrouillarde ! Après, je fais une dégustation de fromage.

La filerie où je me rendais usuellement ressemblait à une cahute. Dedans, LE classeur. Derrière le premier intercalaire, une feuille écrue. Sur cette feuille, une législation idiote : toutes les situations indébrouillables devaient se terminer par une dégustation dans la filerie.

Dans une cahute, j’ai trouvé des intercalaires, où était placée la photo d’une filerie, qui fabriquait usuellement des jupes écrues. J’ai vu à côté une bâtisse où était écrite une phrase indébrouillable : « En dégustation gratuite ce mois-ci, la législation ! »

Le président note beaucoup de législations. Par exemple : « Législation 1 : La cahute doit être à côté de la filerie ». Ou : « Législation 2 : Chez Mamie, les repas seront des dégustations ». Quelquefois, le président se trompe. Il écrit : « Législation 3 : J’ai perdu mes clés et je ne les retrouve pas, c’est une situation indébrouillable ». Législation 4 : « Mes intercalaires sont bloqués. Mon pantalon est écru. » Législation 5 : « Les législations 3 et 4 sont usuellement impossibles ».

« La législation dit que les fileries, les cahutes et les maisons écrues seront détruites. C’est usuellement indispensable ». Benoît révisait ses leçons quand il entendit ce flash. Il en était à l’intercalaire ‘histoire’. Benoît se dit : « Ces lois, ces hommes politiques ! Nous sommes dans une situation indébrouillable… » Et il commença à faire une dégustation de fromage.

Cet intercalaire est usuellement fait à la filerie avec des fils, et parfois il est indébrouillable.

Cette cahute est de couleur écrue.

En guise de dégustation, nous parlons de législation.

A partir des mots : feuille, feu, pachyderme, train, traumatisé, harnachement, tomate, bleu.

Ma feuille couleur de feu bleu, où j’avais dessiné une tomate, a été mangée par mon pachyderme, parce qu’il l’avait prise pour une vraie ! Je n’étais pas contente. Je l’ai puni et traumatisé en lui mettant un harnachement et en l’envoyant dans un train. Parce que je ne voulais plus le voir.

Premières nouvelles du journal :

Le train transportant : des tomates bleues, des feuilles d’été, quelques cracheurs de feu et quelques milliers de harnachements pour chevaux, s’est écrasé hier soir, traumatisé par une énorme troupeau de pachydermes.

Une feuille en feu est passée de la couleur tomate en feu à la couleur bleu en feu, à cause du pachyderme, traumatisé par son harnachement dans le train.

Le train est traumatisé par le pachyderme et son harnachement fait avec des tomates. La feuille est dans le feu bleu.

Un train a été traumatisé par un pachyderme qui mangeait une tomate bleue enrobée d’un harnachement. En effet, le pachyderme a fait un feu avec une feuille, dans le train.

Une feuille prend feu à cause d’un pachyderme dans un train, qui a glissé sur une tomate bleue. Du coup le pachyderme est traumatisé. Alors, il exige un harnachement avec plein de bijoux protecteurs contre le feu !

Séance du 26/10/07

Ce travail sur l’improvisation et l’imaginaire a été poursuivi à la séance du 31/10, sous deux formes : écrit et oral.

Ecrit : chaque participant a donné un mot évoquant Halloween, puis un mot tiré au hasard.

Oral : à partir d’un jeu proposant des situations un peu folles, et imposant 3 mots pour l’exposer.

Mots Halloween : Dracula Sorcière Sonner aux portes Jack O’Lantern

Mots tirés du dictionnaire : Vestibule Bécane Défaire Peinturlurer

Adrien :

Hier, je me suis déguisé en Dracula, j’ai sonné aux portes avec mon copain déguisé en sorcière. Dans ma maison, j’ai vu Jack O’Lantern sur une bécane, dans le vestibule menant aux toilettes. Dans la rue, j’ai vu un monsieur défaire une corde toute peinturlurée. Le pendu était maintenant mort, donc il récupérait la corde.

P.S. : c’était une soirée horrible mais j’ai gagné 36000 bonbons. (360 personnes m’ont donné 10 bonbons).

Alice :

Dracula sur sa bécane alla sonner aux portes. Dès qu’on lui ouvrirait, il se jetterait sur la personne pour la tuer et boire son sang. Il sonna chez une sorcière. La porte s’ouvrit mais il n’y avait personne. Il entra dans le vestibule et au bout de quelques instants, il vit Jack O’Lantern défaire la couche peinturlurée qui était sur les murs. Dracula tua Jack O’Lantern et s’en alla de la maison. Dracula ne vit plus sa bécane. C’était la sorcière qui s’enfuyait avec. « ça te servira de leçon pour avoir tué mon mari ! » hurla-t-elle.

Mais la sorcière n’était pas triste de la mort de son mari car elle avait des antidotes pour faire une potion qui le ressusciterait. Le seul problème, c’était qu’elle voulait inviter ses copines pour qu’elles voient le vestibule tout repeint et comme Jack O’Lantern ne serait pas ressuscité avant une semaine, cela l’embêtait beaucoup. Elle ne savait pas comment elle arriverait à garder son mari intact pendant une semaine sans lui arracher un bras pour le manger ! Elle l’aimait tellement !

Marien :

J’ai pris ma bécane et je suis allé défaire le nœud de mon porte-clé, puis je suis allé sonner aux portes de la résidence à côté de chez moi. On m’a fait rentré dans le vestibule et pour m’amuser j’ai peinturluré sur le mur Jack O’Lantern suivi de Dracula, avec quelques sorcières. Quand j’ai eu fini on m’a jeté dehors et sans bonbons !

Larmes.

Ouin ! ouin !

Moins fort ! cria un voisin qui me lâcha une brique sur la tête.

Carole :

La nuit était tombée, mais les citrouilles creusées en forme de tête dans laquelle on avait placé une bougie, brillaient aux fenêtres et dans les vitrines. Les masques peinturlurés s’étaient répandus dans les rues. On ne savait plus s’il s’agissait de vivants, de morts ou de créatures fantomatiques.

-          sang frais ! qui veut mon sang frais ? 13 bonbons la pinte ! criait la sorcière de la rue Barbare.

-          Moi ! s’exclama un Dracula en costume noir. Il saisit la bouteille que lui tendait la sorcière et la but avec empressement. Aussitôt, la doublure de sa cape vira au rouge fluo.

-          ouh ! quel appétit ! s’écria la sorcière, un peu tremblante.  Bon, monseigneur, je dois vous quitter, je viens de voir Jack O’lantern passer sur sa bécane.

Et elle s’enfuit dans un vestibule, espérant échapper au Dracula trop gourmand. Celui-ci eut un rire amusé. Il lui avait bien fait peur ! Elle en avait oublié de lui réclamer ses bonbons ! Il avait gagné sur tous les plans.

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Le Père Noël ne veut pas venir dans le Royaume Bleu

Le Père Noël ne veut pas venir dans le Royaume Bleu

Rôles par ordre d’entrée en scène :

La Fée Rose

:                                Léonie

La musicienne-acrobate Lily

:       Louise

L’inventeur Mickaël :                    Adrien

Le cuisinier M. Cacao :                 Marien

Le chasseur de monstres Nitro :    Clément

Le détective Orube :                     Amélie

La reine Elisabeth

:                       Lou

Le troubadour Garin :                   Alice

Scène 1 : Tous

Tous les personnages entrent en scène : ils ont l’air abattus, sauf la reine qui s’en fiche et le troubadour qui regarde tout le monde méchamment.

Fée :             (au public) Bonjour, vous avez passé un bon Noël ? oui ? (attendre la réponse)

Eh bien, au Royaume bleu, toutes les horloges sont en retard, et le Père Noël passe un mois après que dans les autres contrées, c’est à dire le 25 janvier.

Et cette année, il a décidé de ne pas venir du tout.

Mais nous, nous avons décidé de nous réunir pour le convaincre de revenir sur sa décision. Nous, c’est à dire : (elle les présente)

Lily : elle est musicienne.

Lily :             (elle fait la roue) Et ze suis acrobate aussi…

Fée :             Mickael, c’est un inventeur génial !

Mickaël :      Il faut prononcer Maikol

Fée :             Maître Cacao, cuisinier extraordinaire…

M. Cacao :    C’est la cerise sur le gâteau !

Fée :             Nitro, chasseur de monstres…

Nitro :           Et aussi alchimiste et manitou. Manitou niveau 16 !

Fée :             Orube, la détective de notre royaume…

Orube :         Les affaires louches, c’est ma spécialité !

Fée :             Elisabeth, notre reine bien-aimée…

Elisabeth :    Ah non, moi, je m’en fiche que le Père Noël vienne ou pas !

Fée :             Garin, troubadour voyageur qui connaît tant de choses !

Garin :          Oui bon ça va, ça va… Vous me faites pitié avec votre Père Noël !

Fée :             Et moi je m’appelle Rose, et je voudrais bien que le Père Noël change d’avis ! C’est tellement féerique la nuit de Noël !

Orube :         (au public, en confidence) En fait Rose, c’est une fée, la fée du royaume, mais chutt ! C’est un secret.

(les personnages vont se passer la lettre et

la lire. Ils

sont tous très intéressés par cette lettre car elle annonce les raisons pour lesquelles le Père Noël ne viendra pas. Grâce à cette lettre chacun à sa manière pourra faire quelque chose pour changer la situation et que le Père Noël vienne)

Fée :             Voici la lettre que le Père Noël a écrite à la reine (elle commence à lire)

« Madame la Reine, je vous avertis que je ne reviendrai pas dans votre royaume. J’y ai rencontré trop de problèmes. (elle passe la lettre à Mickaël)

Michaël :      D’abord, il y a tellement de poussière dans votre royaume ! je n’ai jamais vu ça. Je suis tout gris après être passé par vos cheminées. Et je glisse souvent sur du bois pourri. Un de ces jours, je me casserai la jambe ! Il faudrait vraiment que vous fassiez le ménage. Car en plus de la poussière, il y a trop de monstres partout, je ne m’y sens pas en sécurité. (il passe la lettre à Nitro)

Nitro :           L’année dernière, deux de mes rênes se sont fait boulotter par des espèces de dinosaures cannibales ! (il passe la lettre à Lily)

Lily :             Et tout ça, pour quoi ? Jamais un petit merci de votre part ! D’habitude, pour me remercier, les souverains et les présidents des pays que je traverse me jouent un petit air de musique et me proposent un délicieux repas ! (elle passe la lettre à M. Cacao)

M. Cacao :    Chez vous je meurs de faim, il n’y a rien à manger, ou quand il y a c’est très mauvais. Et cette année, ça été le plus terrible : quelqu’un du Royaume bleu est venu chez moi, m’a attaqué et m’a volé tout ce que je possédais ! (il passe la lettre à Orube)

Orube :         Je me retrouve maintenant en caleçon et en chaussettes. Je n’ai plus de traîneau, plus de rênes, plus de cadeaux, plus de manteau, plus de bottes, plus de barbe ! et même pas de bonnet. Avec le froid qu’il fait, c’est le pompon ! Ah oui, c’est le pompon !

Garin :          (assez réjoui de la situation) Madame la Reine, il n’y aura plus jamais de cadeaux de Noël chez vous, plus jamais de sapins, plus jamais de chansons de Noël, ni de bûches au chocolat ou à la crème de marron. J’interdirai tout cela, et comme les sapins, les chants et les gâteaux de Noël du monde entier sont enchantés et m’obéissent, vous n’arriverez pas à aller contre ma volonté.(il passe la lettre à la reine)

Elisabeth :    Au revoir, Madame la Reine ! »

                     Ah ! mais quel toupet ! Je vais lui répondre, moi au Père Noël ! (Garin se précipite pour lui donner du papier et une plume)

(elle écrit) « Cher Père Noël, je m’en fiche complètement que vous ne veniez pas, et puis c’est trop compliqué. Alors parlez-en à quelqu’un d’autre que moi. Et puis ce qui m’intéresse, moi, c’est : le shoping, faire la fête, m’amuser, etc. Moi je suis la reine, je suis riche, je n’ai pas besoin de vous. Vous m’avez toujours fait des cadeaux idiots, depuis que je suis petite. Le pire cadeau que vous m’avez fait est une ridicule petite pièce de monnaie et un ridicule petit billet. Voilà, au revoir. La reine. »

(tous sauf la reine et la fée sortent de scène en râlant, sauf Garin qui se frotte les mains)

Scène 2 : Fée - Reine

Fée :             Vous vous rendez compte ! Le père Noël ne veut plus venir chez nous ! Mais ma reine, vous ne pouvez pas laisser faire ça. Si vous lui envoyez une lettre pareille, tous les enfants seront tristes, car il ne viendra pas.

Elisabeth :    Mais je m’en fiche, tous les enfants ne seront pas tristes, vous le savez bien. Personne n’est jamais vraiment triste. (elle sort)

Fée :             (s’adresse au public) Mais comment je vais faire, moi, je n’arriverai jamais à convaincre la reine de ne pas lui envoyer cette lettre ! A moins que… Je vais la lui voler ! (elle se précipite hors scène) Ma reine attendez-moi ! Je vous accompagne !

Scène 3 : Lily

Lily :             (écrit) « Cher Père Noël, ze vous trouve un peu trop exizeant. Je pourrais proposer un pestacle, ze pourrais danser, jongler avec les étoiles, faire des acrobaties dans les nuages, tout ça pour annoncer au royaume votre arrivée, et aussi pour endormir les brigands qui pourraient vous dévaliser. Car tout le monde sait que la poudre d’étoiles est soporifique pour les brigands, et les brigands seulement !

Mais je vous en prie, venez, et restez un peu, cela fait des siècles que vous n’êtes pas resté prendre des vacances. Un peu de couraze !

Salutations,

La musicienne du royaume bleu. » (elle sort)

Scène 4 : M. Cacao

M. Cacao :    (écrit) « Cher Père Noël, quand vous reviendrez je vais vous fabriquer un gâteau qui va vous ramener à 1200 ans, ce qui est beaucoup plus jeune que votre âge actuel, car vous avez 3799 ans, et beaucoup trop de rides.

Ces gâteaux auront un goût exceptionnel. Il y en aura au chocolat, à la fraise, à la pêche, à la framboise, à l’orange, à la mandarine, aux fruits des bois, aux fruits confits, aux bananes, aux pommes, aux cerises, aux fruits de la passion, à la mangue… Il y aura de la crème chantilly, des jus de fruits exotiques. Il y aura du chocolat chaud, du thé, du cochon au cerfeuil et à

la framboise. Il

y aura des frites au paprika et à la courgette, des cacahouètes au chocolat, à la fraise et au coca-cola. Tous ces plats seront de la forme des fruits qu’ils contiennent.

Comme ça, vous ne mourrez pas de faim comme l’année dernière.

Et je préparerai des croquettes spéciales pour rênes. Ils vivront vieux et ils ne se feront plus digérer par les monstres. Même si les monstres les mangent, ils les recracheront à cause de leur goût horrible.

En échange de tout ça, je vous demanderai quelques milliards de millions de pièces, et un milliard de cadeaux (au moins !)

Si vous trouvez que c’est trop cher, merci de ne pas me le dire et de quand même me payer. Pensez-y, vous allez RAJEUNIR ! » (il sort)

Scène 5 : Nitro

Nitro :           (écrit)   « Cher Père Noël, pour les monstres, je me transformerai en loup-garou, pour tuer :

-  cinq cyclopes à 4 poils,

-    3 cyclopes poilus

-    60 tourloupets à queue courte

-    99 vramch d’Asie

-    10 000 glorks gluants

-    25 vronachrtshrakamoumibofumils

-          50 glitchs

Ce qui fera, pour tous les bénéfices :

100 000 000 000 puissance 100 000 000 000 040 000 monnaie bleue.

Vous me paierez la moitié, et la reine le reste. La reine paiera en plus les frais de transport. Plus mon cadeau de Noël !

Le chasseur de monstres. » (il sort)

Scène 6 : Mickaël

Michaël :      (écrit)   « Cher père Noël, je suis Michaël, l’inventeur du royaume bleu. Je me charge du bois pourri qui vous fait glisser, pour qu’il ne vous embête pas. Ne vous en faites pas, ce ne sera presque pas gratuit.

Post Scriptum : si vous pouvez ramenez-moi une batterie à protons nucléaires.

Post post scriptum : ah, j’oubliais : j’ai trouvé le cadeau idéal pour tous les sujets du Royaume Bleu ! Comme ça vous n’aurez plus à vous creuser

la tête. Ce

cadeau est : le super turbo 3999 hyper performant compatible avec mon aspirateur, que bientôt tous s’arracheront. Je vous assure que c’est le cadeau idéal pour tous ! En plus c’est pratique à transporter, pour vous : il est grand comme une vis et il est léger. » (il sort)

Scène 7 : Garin

Garin :          (entre et regarde si personne ne l’a suivi) Un jour j’ai voulu apprendre à jouer du piano, mais je n’y arrivais pas et je m’énervais. Si j’étais restée avec cette musicienne, je n’aurais pas pu m’empêcher de voler son piano. Maintenant, la reine préfère la musicienne, et je veux que tout le monde m’apprécie de nouveau. Alors, j’ai décidé de voler à la prochaine occasion le père Noël. J’ai dérobé ses habits, ses jouets, ses rênes, son traîneau, jusqu’à ce qu’il n’ait plus rien. Je vais me déguiser en Père Noël pour avoir de nouveau du succès et livrer les cadeaux. Mais je ne suis pas prêt pour la livraison des cadeaux et il me faut un délai pour voler toutes les possessions du Père Noël. Rien que de trouver sa maison, m’a demandé énormément de temps. Alors, pour me laisser du temps, j’ai envoyé des monstres dans le royaume et énormément de poussière. J’ai réussi ça grâce à tous les amis que j’ai rencontrés au cours de ma vie aventureuse. (on voit qu’Orube espionne  Garin)

Ah ah ! on ne pourra jamais se passer de moi, ici, dans le Royaume Bleu. Bientôt, je serai le troubadour le plus populaire du monde ! (il sort)

Scène 8 : Orube

Orube :         (écrit) « Cher Père Noël, je suis au courant de tous vos dramatiques problèmes et j’aimerais vous aider car je suis moi-même détective privé, et peux retrouver tous vos objets volés.

Le détective ORUBE du royaume bleu. »

(au public) J’ai soupçonné le troubadour parce qu’il n’était pas content que la reine l’ait renvoyé. Je suis allé le voir, mais il n’était pas chez lui. Je suis rentré par la fenêtre, grâce à une échelle. Et là, j’ai trouvé : le bonnet du Père Noël, avec son grelot. Mais, il manquait beaucoup de choses :  les bottes, le traîneau, les cadeaux, ses vêtements, une barbe… tout ça rouge. Je suis reparti avec le bonnet, découragé. (elle sort de sa poche le bonnet du Père Noël) Je vais le suivre, et je pourrai peut-être le prendre sur le fait. (elle sort)

Scène 9 : Lily – M. Cacao – Mickaël – Nitro - Fée

(ils entrent assez agités)

Lily :             Qu’est-ce qu’on va faire ?

M. Cacao :    Moi j’ai écrit une lettre au Père Noël, mais il n’a pas répondu !

Nitro :           Moi aussi…

Michäel :      Moi aussi…

Tous :           Oh la la !

Fée :             Ne vous inquiétez pas. Je sais lire dans les cœurs et je crois que quelqu’un mène sa petite enquête… Allons nous coucher… Demain, il fera jour et nous y verrons plus clair ! (ils sortent tous)

(NOIR)

Scène 10 : Orube

Orube :         (au public) Hier, quand je vous ai quittés, j’ai suivi Garin le troubadour, et je l’ai vu qui s’enfuyait, avec un énorme sac à côté de lui. Je l’ai suivi. Le troubadour est entré dans un magasin de vente aux enchères. Il a sorti de sa hotte une panoplie complète de Père Noël : les bottes, les cadeaux, ses vêtements, une barbe… tout ça rouge. Et il a sorti des rênes, qu’il avait mis dans sa malle, et le traîneau. Ainsi, moi le détective, j’ai su qui était le coupable. Et en plus, j’avais une preuve. J’ai sorti des menottes et je l’ai attaché. Je vais le chercher et le bombarder de mes questions. Je reviens tout de suite… (elle revient avec Garin, attaché et un grand sac)

Scène 11 : Orube et Garin

Orube :         Pourquoi avez-vous volé tout ça ?

Garin :          Mais avoir volé quoi ?

Orube :         Les affaires du Père Noël, ne faites pas l’innocent, j’ai des preuves.

Garin :          Ah oui, et lesquelles ?

Orube :         Eh ben, les affaires du Père Noël, pourquoi c’est vous qui les avez ?

Garin :          Mais non, c’est moi qui ai acheté aujourd’hui ces affaires pour les revendre. Et c’est même pas celles du Père Noël.

Orube :         C’est faux, cette histoire d’acheter des affaires et de les revendre, c’est louche. D’ailleurs regardez, il y a écrit sur l’étiquette : « Confectionné par les lutins du Père Noël dans l’atelier du Père Noël pour le Père Noël ».

Garin :          Je vous dis que je les ai trouvées aujourd’hui, ces maudites affaires. Elles étaient en vente sur le marché.

Orube :         C’est faux, hier j’ai découvert chez vous le bonnet du Père Noël.

Garin :          Pourquoi, vous êtes rentré chez moi ?

Orube :         Oui, détective c’est mon métier. (elle sort le bonnet de sa poche)

Garin :          (s’effondre et avoue) Oui oui, j’avoue, c’est moi qui ai fait le coup… Je voulais remplacer le Père Noël pour redevenir l’homme le plus aimé du royaume… Mais quand j’ai essayé de conduire le traîneau et les rênes, je n’y suis pas arrivé. Je ne suis pas arrivé non plus à passer par une seule cheminée ! Alors, j’ai décidé de revendre ces affreuses affaires.

Orube :         Donc, maintenant que nous avons une preuve, maintenant que vous avez avoué, vous allez venir avec moi chez la Reine.

Scène 12 : Orube – Garin – La reine

La reine :      Qu’est-ce qui se passe ? Orube ! J’exige qu’on me dise la vérité !

Orube :         Majesté ! C’est Garin qui a volé les affaires du Père Noël !

La reine :      (à Orube) Oh vos histoires m’ennuient ! Ce Père Noël m’agace ! (à Garin) Que vous a fait le Père Noël ? Si vous ne l’aimez pas, nous allons faire un marché. Si vous l’aimez, je vous mets aux oubliettes. COMPRIS ?

Garin :          Je ne l’aime pas.

La reine :      Le marché est de m’aider à obliger le Père Noël à me donner le cadeau de mes rêves. S’il ne veut pas, je le ferai premier ministre, pour régler tous nos problèmes en deux jours, sinon je lui coupe

la tête. Et

vous, pour vous remercier de votre aide, je vous laisse la vie sauve. (à Orube) Détachez-le, voyons… (elle sort)

Scène 13 : Orube – Garin puis la fée, puis Lily, puis M. Cacao, Mickaël et Nitro, et enfin la reine

Garin :          C’est impossible ! Qu’est-ce que je vais faire ? Je ne vais tout de même pas retourner chez lui ! C’est trop loin et il fait trop froid !(il pleure)

Orube :         Nous allons essayer de le faire venir ici. (écrit)  « Cher Père Noël, j’ai retrouvé tous vos objets volés ! Faites-vous prêter des habits, mais revenez, revenez, revenez ! »

(La fée entre)

Fée :             (à Orube) Je connais un moyen de le faire venir plus vite. (au public) Je crois que si on l’appelle très fort, tous ensemble, il peut nous entendre… c’est quand même plus rapide qu’une lettre !

[Les enfants dans la salle : « Revenez, revenez, revenez ! »]

Fée :             Je crois qu’il nous a entendus et comme il est très gentil…

(Lily arrive)

Lily :             C’est vrai ? Le Père Noël va venir ? Ze voudrais préparer un pestacle pour fêter l’arrivée du Père Noël. Z’aurais besoin d’aide. Z’avais pensé à vous, petite fille fée, pour m’aider. Etes-vous d’accord ?

Fée :             Je voudrais bien, mais que faut-il faire ?

Lily :             C’est un peu compliqué… comme vous êtes une fée, z’ai pensé que vous pourriez peut-être penser à éventuellement envisazé de m’attraper quelques z’étoiles et de peut-être me faire descendre quelques nuazes.

Fée :             Bien sûr, pour quand ?

Lily :             Ze vous l’ai dit, c’est pour l’arrivée du pitit Popo Noël !

Fée :             C’est-à-dire le 25 janvier. D’accord, je vous les donne demain.

Lily :             Euh, merzi beaugoup, retrouvez-moi demain au café Zules et Zulia, vers quatorze heures. Mais comment ferez-vous pour me ramener les étoiles ? Dans un gros sac ?

Fée :             Ok, je demanderai à l’inventeur pour le sac. Et pour vous les amener, c’est où le café Zules et Zulia ?

Lily :             Pas Zules et Zulia ! Zjules et Zjulia !!!!

(M. Cacao, Mickaël et Nitro arrivent)

M. Cacao :    (voit Garin) A cause de vous j’ai dû payer mon papier et mon timbre pour écrire au Père Noël. Comme punition, je vous ferai goûter quatre plats :

-   des yeux de grédifice (ça ressemble à une limace), préparés avec une sauce qui contient : de la terre, du ciment frais, et de

la mousse. Je

suis curieux de savoir quel goût cela va vous laisser dans la bouche.

-   De la potion qui vous obligera à me donner, en monnaie bleue : 5 milliards à la puissance 151 000, plus 5 000 fois 312 à la puissance 143 000 fois 999 millions 999 999. Comme ça vous me paierez mon papier ! et quelques intérêts…

-   De la potion qui est censée faire tomber les cheveux, mais qui a déjà exploser 99% de mes mannequins, à qui j’en ai donné (le 1 % qui reste avait fait tomber la potion par terre…).

-   De la bouillie de crapaud avec un soupçon de cervelle de grenouille et 99% de nitroglycérine qui explose dès qu’elle atteint l’estomac.

Je voudrais connaître l’effet de ces deux derniers produits sur une personne vivante (j’espère que vous le resterez suffisamment longtemps, pour que je puisse vous faire goûter le dernier). Vous me servirez de cobaye.

Mickaël :      J’ai appris que c’était à cause de vous qu’on avait tous ces problèmes.  J’ai bien envie d’inventer une punition encore plus terrible que celle de mon ami M. Cacao, mais bon, ça va pour cette fois. Par contre si vous voulez que je vous laisse libre, donnez moi beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, de monnaie bleue.

Comme ça nous pourrons vous aider à résoudre vos problèmes, en vous racontant nos aventures les plus périlleuses, les plus terribles, les plus atroces, les plus merveilleuses, etc.

Et vous vous les écrirez ! Et NOUS gagnerons beaucoup d’argent avec le livre !

Comme ça, vos problèmes seront réglés. MAIS !!!!!! si vos problèmes ne sont pas réglés, il faudra à nouveau me payer, même si cela est très cher ! Mais pour vous je veux bien vous faire payer moins cher.

Nitro :           Ah ! c’est toi qui m’a obligé à travailler comme un fou. Je te demanderai pour me dédommager, d’écrire une saga qui comporte six livres de trois cents pages, beaucoup d’argent et trois ans de bons et loyaux services.

Garin :          Oh là là, oh là là ! Je n’en peux plus de tous ces gens qui me demandent des choses et qui me menacent ! Je m’enfuis ! (il sort en courant)

La reine :      Qu’est-ce qui se passe ? Le troubadour s’enfuit ? Et comment je vais faire moi maintenant pour obliger le Père Noël à me donner le cadeau de mes rêves ? En plus, j’ai encore reçu une lettre de lui (elle lit l’enveloppe) A tous les habitants du Royaume Bleu (elle ouvre la lettre et la lit) « Je trouve la reine très gentille de m’avoir envoyé une lettre si sympathique qui disait ceci : « cher Père Noël, Revenez vite, je vous aime beaucoup et les cadeaux que vous m’avez faits quand j’étais petite étaient géniaux. Bon, en tout cas n’oubliez pas le royaume bleu, même si vous êtes fâché ! Signé : La Reine. »

                    Mais je n’ai jamais envoyé ça !

Fée :             Mais si ma reine, enfin, euh, en fait c’est moi qui ai envoyé cette lettre à votre place.

La reine :      Mais pourquoi avez-vous fait ça ?

Fée :             Maintenant, il vous aime tellement qu’il vous fera le cadeau de vos rêves !

(Musique de Noël – Saluts)

FIN


Remarques sur les scènes

Scène 1

1ère partie de la scène : la fée présente les personnages. Elle les amène sur le devant de la scène pour que le public les voie (sauf pour l’acrobate qui s’avance dans une roue, et Garin qui reste à l’écart). Trouver un geste, une attitude ou une particularité qui symbolise chaque personnage :

-          acrobate fait la roue

-          détective a une grosse loupe et cherche des traces avec cette loupe

-          troubadour montre du mépris pour les autres et du contentement quand le Père Noël dit que Noël sera supprimé

-          inventeur ???

-          chasseur ???

-          cuisinier ???

-          fée est très aérienne

-          reine est très hautaine

2ème partie de la scène : lecture de la lettre : Ils sont tous très intéressés par cette lettre car elle annonce les raisons pour lesquelles le Père Noël ne viendra pas. Grâce à cette lettre chacun à sa manière pourra faire quelque chose pour changer la situation et que le Père Noël vienne.

Scène 2 : Fée-Reine

Scène 3 : Lily

Scène 4 : Cacao

Scène 5 : Nitro

Scène 6 : Mickaël

Scène 7 : Garin

Maléfique, diabolique (genre Gargamel). Il faut que le public voie à la fin de

la scène Orube

qui espionne, mais sans être vu de Garin

Scène 8 : Orube

Scène 9 : Lily – M. Cacao – Mickaël – Nitro - Fée

Il y a une sorte de cacophonie, ils parlent tous en même temps, c’est la fée qui les calme et les envoie dormir. Improviser sur cette cacophonie par des petits mots : oh la la… c’est le désastre… etc…

Scène 10 : Orube

Scène 11 : Orube + Garin : l’interrogatoire

Orube est assez pressant dans ses questions. Il peut même bousculre légèrement Garin

Dans la première partie de l’interrogatoire, Garin ment : il est assez agressif pour nier ce qui lui est reproché. Puis s’effondre : à partir de là, il avoue, peut être pleure-t-il, en tout cas il a changé de ton.

Scène 12 : La reine

La reine surgit. Elle a toujours ce côté capricieux des monarques. J’ordonne et tel est mon bon plaisir

Scène 13 : tous

Michaël, Nitro et M. Cacao en veulent à Garin. Ils sont autour de lui, ils veulent se venger… c’est un peu comme un tribunal avec la sentence de chacun d’eux 3

A la fin de la scène, la reine est presque en colère, mais la fée, malicieuse et si gentille trouve le bon argument pour se faire pardonner de sa cachotterie.


Posté par Menahem Lilin à 10:43 - théâtre enfant - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

William, chap 1

William était un garçon comme les autres… Enfin presque : il ne le savait pas encore mais il allait pouvoir entrer dans le monde fantastique des pokémon.

Le Portail Poké-Temporel

Chapitre 1

LA LANTERNE

Un jour, alors que William était parti en vacances avec ses parents dans sa maison de campagne, dans le Midi-Pyrénées, et qu’il était occupé à fouiller le grenier, il trouva un coffre poussiéreux. Il voulut l’ouvrir : « Zut, un cadenas ! ». Il chercha dans tous les recoins du grenier une petite clé, mais n’en dénicha pas un mini bout. A la place, il trouva un deuxième coffre, plus petit cette fois. Il voulut l’ouvrir, mais : un deuxième cadenas ! Il chercha alors, encore et encore, mais ne découvrit qu’un troisième coffre. Son excitation fut pourtant énorme quand il s’aperçut que celui-là n’avait pas de cadenas. A l’intérieur, dans un papier à bulles, était posée une clé tordue. Il la saisit, l’essaya sur le premier coffre, mais cela ne donnait rien : ce n’était pas ce type de clé qu’il fallait employer. Alors, il tenta sur le deuxième coffre, qui s’ouvrit, laissant découvrir alors, sur un tissu de velours rouge, une clé dentée, qu’il prit du bout des doigts et inséra dans la serrure du premier coffre. Il y eut un petit clic, et le coffre s’ouvrit. Dedans, étaient enfermés des centaines de babioles et d’objets inutiles. Il s’empara d’un des objets : une petite danseuse en plastique avec une ombrelle rouge. Il la jeta derrière lui : ça ne l’intéressait pas. Il fouilla à nouveau, sans rien voir qui retint son attention. Il se débarrassa des objets inutiles au fur et à mesure. Soudain, sans qu’il comprenne pourquoi, une vieille lanterne l’intrigua. Il la préleva, regarda à l’intérieur et vit une petite bougie éteinte. Il ouvrit la petite porte de verre, saisit la bougie et l’observa minutieusement. Des inscriptions avaient été gravées dans la cire, certainement avec la pointe d’un couteau : « Inconnu, empoignez le deuxième coffre et arrachez le velours rouge. » William resta perplexe pendant trente secondes, puis il empoigna effectivement le coffre et décolla le velours, qui se détacha dans un crissement qui ressemblait à un cri. Sur le fond de la boîte, était inscrit, à la pointe du couteau : « Inconnu, reprenez la lanterne, remettez la bougie là où vous l’avez trouvée et, au prochain zénith, posez-là sur le cercle tracé. »

William dévala l’escalier en courant et alla chercher une balayette dans la cuisine. Il remonta, toujours en courant, ignorant les cris de sa mère qui lui disait toujours de ne pas courir dans les escaliers. Il passa la moitié de l’après-midi à balayer et à déblayer le grenier de sa poussière. Mais il ne trouva pas le cercle tracé.

Alors, une idée lui vint. Le cercle tracé n’était peut-être pas dans le grenier. Il alla ranger la balayette en courant dans les escaliers comme toujours, c’était son habitude, ignorant à nouveau les protestations de sa mère. Il passa l’autre moitié de son après-midi à chercher dans les autres pièces de la maison… mais rien.

Le lendemain, il engloutit son p’tit déj’ et remonta dans sa chambre.  Son père, qui faisait du jardinage, s’écria : « William, ce n’est pas toi qui a jeté de la terre en plein dans mes plantations ? A moins que ce ne soient les taupes ? » William, qui se trouvait au deuxième étage, regarda par la fenêtre : « Oui, le cercle tracé ! », pensa-t-il. Il courut au grenier mais plus vite encore que les autres fois (« William, on ne court pas dans les escaliers ! » entendit-il venir du fond de la maison), happa la lampe d’une main impatiente, et, dévalant les marches (encore), il se précipita dans le jardin. Il trébucha sur une pierre, faisant tomber la lanterne… Ouf, elle n’était pas cassée, c’était de justesse, elle avait atterri à deux centimètres d’un silex pointu. Il se remit debout, reprit la lanterne et continua sa course.

William était impatient que le zénith montre le bout de son nez. Ce dernier arriva sans trop se dépêcher. Alors, le soleil envoya un rayon sur la lanterne, ce qui projeta une auréole multicolore dont les reflets ondulaient.

William approcha d’un pas inquiet, avança la main dans la lumière et la recula aussitôt, en faisant un bond en arrière : des éclairs avaient chatouillé ses doigts. Il réessaya pourtant, curieux de comprendre. Il passa le bras, la tête, puis la moitié du torse, dans cette lumière, sans se laisser rebuter. Ce qu’il voyait autour de lui était une sorte de bulle irisée, dans laquelle des couleurs changeantes s’entremêlaient. Il fut comme aspiré tout entier à l’intérieur de la bulle. Qu’allait-il se passer ? Qu’en penses-tu, lecteur ? Moi, à sa place, j’aurais un peu peur ! Des sentiments de crainte, de curiosité et d’envie de revenir en arrière, se mélangeaient dans sa tête. Il était tombé en bas de la bulle. Il tenta de remonter, mais pas moyen : les parois étaient glissantes et en plus de ça, le passage en arrière était impossible. Il réalisa avec angoisse que de l’autre côté, l’heure du zénith était passée. Il devait donc trouver un moyen de sortir par une autre issue.

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La boule magique, photo du finale

boule_finale_blog Cliquez sur la vignette pour ouvrir la photo en grand format

De gauche à droite : Adrien (Basta), Marien (Mr ?, le magicien), Clément (DJK), Amélie (Camomille la rêveuse), Léonie (Elia, La marchande de potions), Lou (Gaby, SDF), Louise (Estelle), Juliette (Sarah, la petite soeur de Camomille), Alice (Mémé Truda, la diseuse de bonne aventure)

Posté par Menahem Lilin à 13:58 - Boule magique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Basta et Estelle

adrien_blog

Cliquer sur l'image pour l'ouvrir en grand format. Basta : je veux tout brûler, tout cramer...

Estelle : je m'ennuie!

Basta : viens, on va patiner sur la piste de crème glacée...

Posté par Menahem Lilin à 14:00 - Boule magique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Estelle et Mémé Truda

alice_blog

cliquer sur l'image pour l'agrandir.
Estelle a amené la boule à Mémé Truda, pour qu'elle lui révèle ce qu'est devenu Papilou, l'homme qui l'avait adopté et qui a disparu. Mais Mémé Truda veut, elle, que la boule l'aide à devenir riche, riche...

Posté par Menahem Lilin à 14:02 - Boule magique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mémé Truda

alice_blog2 Mémé Truda apostrophe sa boule : "Je veux devenir riche!"

Posté par Menahem Lilin à 14:05 - Boule magique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Estelle et DJK

louise2blog

Au début de la pièce, tout est lent, tout se répète, rien de nouveau dans ce monde... DJK et Estelle sont fatigués de ce monde. Les platines ne tournent plus, les idées ne pétillent plus. Ils s'ennuient.

Posté par Menahem Lilin à 14:08 - Boule magique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mr ? et DJK

cl_ment_et_marien_blogMr ? et DJK discutent.

Mr ? : ma magie est trop puissante, je fais exploser tout ce que je touche avec ma baguette...

DJK : viens mon pote, sur mon île desserte, sur la crème brûlée, on va régler ça.

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Posté par Menahem Lilin à 14:10 - Boule magique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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