25 juin 2008
Le portail poké-temporel, 1
William était un garçon comme les autres… Enfin presque : il ne le savait pas encore mais il allait pouvoir entrer dans le monde fantastique des pokémon.
Chapitre 1
LA LANTERNE
Un jour, alors que William était parti en vacances avec ses parents dans sa maison de campagne, dans le Midi-Pyrénées, et qu’il était occupé à fouiller le grenier, il trouva un coffre poussiéreux. Il voulut l’ouvrir : « Zut, un cadenas ! ». Il chercha dans tous les recoins du grenier une petite clé, mais n’en dénicha pas un mini bout. A la place, il trouva un deuxième coffre, plus petit cette fois. Il voulut l’ouvrir, mais : un deuxième cadenas ! Il chercha alors, encore et encore, mais ne découvrit qu’un troisième coffre. Son excitation fut pourtant énorme quand il s’aperçut que celui-là n’avait pas de cadenas. A l’intérieur, dans un papier à bulles, était posée une clé tordue. Il la saisit, l’essaya sur le premier coffre, mais cela ne donnait rien : ce n’était pas ce type de clé qu’il fallait employer. Alors, il tenta sur le deuxième coffre, qui s’ouvrit, laissant découvrir alors, sur un tissu de velours rouge, une clé dentée, qu’il prit du bout des doigts et inséra dans la serrure du premier coffre. Il y eut un petit clic, et le coffre s’ouvrit. Dedans, étaient enfermés des centaines de babioles et d’objets inutiles. Il s’empara d’un des objets : une petite danseuse en plastique avec une ombrelle rouge. Il la jeta derrière lui : ça ne l’intéressait pas. Il fouilla à nouveau, sans rien voir qui retint son attention. Il se débarrassa des objets inutiles au fur et à mesure. Soudain, sans qu’il comprenne pourquoi, une vieille lanterne l’intrigua. Il la préleva, regarda à l’intérieur et vit une petite bougie éteinte. Il ouvrit la petite porte de verre, saisit la bougie et l’observa minutieusement. Des inscriptions avaient été gravées dans la cire, certainement avec la pointe d’un couteau : « Inconnu, empoignez le deuxième coffre et arrachez le velours rouge. » William resta perplexe pendant trente secondes, puis il empoigna effectivement le coffre et décolla le velours, qui se détacha dans un crissement qui ressemblait à un cri. Sur le fond de la boîte, était inscrit, à la pointe du couteau : « Inconnu, reprenez la lanterne, remettez la bougie là où vous l’avez trouvée et, au prochain zénith, posez-là sur le cercle tracé. »
William dévala l’escalier en courant et alla chercher une balayette dans la cuisine. Il remonta, toujours en courant, ignorant les cris de sa mère qui lui disait toujours de ne pas courir dans les escaliers. Il passa la moitié de l’après-midi à balayer et à déblayer le grenier de sa poussière. Mais il ne trouva pas le cercle tracé.
Alors, une idée lui vint. Le cercle tracé n’était peut-être pas dans le grenier. Il alla ranger la balayette en courant dans les escaliers comme toujours, c’était son habitude, ignorant à nouveau les protestations de sa mère. Il passa l’autre moitié de son après-midi à chercher dans les autres pièces de la maison… mais rien.
Le lendemain, il engloutit son p’tit déj’ et remonta dans sa chambre. Son père, qui faisait du jardinage, s’écria : « William, ce n’est pas toi qui a jeté de la terre en plein dans mes plantations ? A moins que ce ne soient les taupes ? » William, qui se trouvait au deuxième étage, regarda par la fenêtre : « Oui, le cercle tracé ! », pensa-t-il. Il courut au grenier mais plus vite encore que les autres fois (« William, on ne court pas dans les escaliers ! » entendit-il venir du fond de la maison), happa la lampe d’une main impatiente, et, dévalant les marches (encore), il se précipita dans le jardin. Il trébucha sur une pierre, faisant tomber la lanterne… Ouf, elle n’était pas cassée, c’était de justesse, elle avait atterri à deux centimètres d’un silex pointu. Il se remit debout, reprit la lanterne et continua sa course.
William était impatient que le zénith montre le bout de son nez. Ce dernier arriva sans trop se dépêcher. Alors, le soleil envoya un rayon sur la lanterne, ce qui projeta une auréole multicolore dont les reflets ondulaient.
William approcha d’un pas inquiet, avança la main dans la lumière et la recula aussitôt, en faisant un bond en arrière : des éclairs avaient chatouillé ses doigts. Il réessaya pourtant, curieux de comprendre. Il passa le bras, la tête, puis la moitié du torse, dans cette lumière, sans se laisser rebuter. Ce qu’il voyait autour de lui était une sorte de bulle irisée, dans laquelle des couleurs changeantes s’entremêlaient. Il fut comme aspiré tout entier à l’intérieur de la bulle. Qu’allait-il se passer ? Qu’en penses-tu, lecteur ? Moi, à sa place, j’aurais un peu peur ! Des sentiments de crainte, de curiosité et d’envie de revenir en arrière, se mélangeaient dans sa tête. Il était tombé en bas de la bulle. Il tenta de remonter, mais pas moyen : les parois étaient glissantes et en plus de ça, le passage en arrière était impossible. Il réalisa avec angoisse que de l’autre côté, l’heure du zénith était passée. Il devait donc trouver un moyen de sortir par une autre issue.
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