25 juin 2008
Le portail poké-temporel, 2
Chapitre 2
Mon premier pokemon !
Se haussant sur la pointe des pieds, William tamponna de ses poings le côté opposé de la bulle, et sa main traversa. Il tenta, à l’aveugle de saisir quelque chose, n’importe quoi. Mais il n’attrapait rien. Si ! il empoigna des brins d’herbe. Il s’y accrocha à deux mains, tira, tira, tira, et réussit à se hisser hors de la bulle.
Il ressortit dans un jardin qui lui était inconnu. Un peu plus loin, dans le brouillard, il devinait une maison. Une dame en sortit en courant. Elle était plutôt forte, avec de longs cheveux rouges qui lui tombaient sur le ventre, un chapeau en paille. Elle avait l’air d’une paysanne. Le voyant, elle l’invita à entrer se réchauffer à l’intérieur. « Viens vite, mon garçon, tu dois être gelé. Est-ce que tu veux du chocolat ? » « Oui merci », répondit William très poliment. « Mais où sommes-nous, Madame ? » La femme eut un rire étonné. « Mais d’où viens-tu, toi, mon petit ? » « Je viens du Midi Pyrénées, de ma maison de vacances. » Elle ne put retenir un deuxième rire : « Mais c’est où, ça ? » demanda-t-elle. « Ben, dans le Sud de la France La Fraaance
« Mais d’où tu débarques, vraiment, toi ? » demanda-t-elle. « Mais je vous l’ai dit, Madame ! Du sud de la France
Le lendemain, après avoir englouti son p’tit déj à son habitude, il se renseigne sur le monde dans lequel il a atterri. C’est un drôle d’endroit peuplé de pokémon. Il en a vaguement entendu parler à l’école, dans la cour de récré. Mais là c’était différent : il était dedans ! Et il avait besoin de temps pour s’y habituer. La vieille dame, qui s’appelait Gisèle, lui proposa de rester quelque temps chez elle et de suivre les cours de pokémon par correspondance. En échange, il lui apportait de la joie, car elle en avait assez de rester seule tout le temps. Il accepta car il ne savait pas comment retourner chez lui, le portail pokétemporel était fermé.
Après plusieurs mois, William décida de partir en exploration. Il trouva une superbe excuse : « Je pars en randonnée, elle risque d’être un peu longue ! » Sa mère adoptive (il l’appelait comme ça) lui prépara un sac, un sandwich et tout ce qu’il faut pour un bon randonneur. Il ouvrit la porte, sortit, poussa le portail du jardin et commença à avancer vers un sentier recouvert d’herbes hautes. Un jeune garçon sortit d’une maison voisine en courant vers lui : « Eh, ne t’aventure pas par là, tu es fou ! » William le regarda avec des yeux ronds : « Ben pourquoi, qu’est-ce qu’il y a ? » « T’es pas au courant ? Les hautes herbes sont infestées de pokémon, voyons. » « Ah bon ? Et alors, comment je fais pour partir ? » « T’as qu’à emprunter un pokémon à mon pépé, je suis sûr qu’il t’en donnera un. »
William suivit le jeune garçon jusqu’à une maison, ou plutôt une sorte de laboratoire, à la sortie du hameau. Ils entrèrent : ils virent des tas et des tas de machines de chaque côté, ils avancèrent entre elles. Le jeune garçon avait l’air de bien s’y reconnaître, dans ce laboratoire. William, s’il avait été seul, se serait perdu. Ils ouvrirent une porte ; un vieux monsieur, qui discutait avec des scientifiques, se tenait là. Devant eux, sur une table, des fioles étaient remplies de liquides multicolores. Le garçon cria : « Pépé ! j’amène un copain, il s’appelle William ! Il a pas de pokémon et il veut partir, on fait comment ? » « Voyons Régis, tu vois bien que ce n’est pas le moment de me déranger ! Mais bon, si tu insistes… William, viens voir. » Le vieux monsieur s’avança vers une armoire, l’ouvrit dans un grincement et en sortit trois pokéball. « Laquelle choisis-tu, William ? » William demanda : « C’est quoi ces ballons, c’est des balles de foot ? » « Mais non, voyons. D’abord c’est quoi le foutte ? » « Ouah, vous pouvez pas comprendre… Mais c’est quoi en fait, ça ? » « C’est des pokéball, là-dedans t’as des pokémon, le coupa Régis. Tu la jette en criant son nom, et ça envoie le pokémon. Compris ? » « Je peux essayer ? » demanda William. « Ouais, mais il faut que tu saches ton nom, taratitaterre, moi je les connais, heu. » « Monsieur, c’est quoi le nom des pokémon ? » demanda William à Pépé. « Ah ben t’en as trois, il faut que tu choisisses : il y a Carapuce, Bulbizarre et Salamèche. » « Bon, ben je vais essayer… »
Il saisit une pokéball et la jeta en criant : « En avant, Salamèche ! » Raté, rien ne sortit. « Là tu t’es trompé, c’est Bulbizarre qu’t’as jeté », rigola Régis. William ramassa la pokéball, la reposa dans les mains du professeur, en attrapa une autre et la jeta sur la tête de Régis. Un petit dragon orange sortit de la pokéball. Salamèche tamponna le crâne de Régis de ses petits poings. Le garçon se mit à rire. « Et pour le rappeler dans la pokéball, on fait comment ? » demanda William. Eh bien mon garçon, on prend la pokéball et on le rappelle comme ça, regarde : « Salamèche, reviens ! », et le pokémon revint dans la pokéball. William remercia son hôte, puis il sortit du laboratoire avec Salamèche, tout content : il avait appris la base chez les pokémon.
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