Ecrits enfants et adolescents

Histoires et poèmes écrits par les enfants et les adolescents des ateliers animés par Carole Menahem-Lilin à Montpellier

25 juin 2008

Animots et Aminotes, photos

lou_et_caroleDSCF3390 pour voir l'image en plus grand, cliquer.

Animots et Aminotes : Lou lit son texte, à côté de Carole (14 juin 2008)

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Animots et Aminotes, poèmes

Animots

Poèmes sur les animaux,

Ecrits pour la fête de l'ADRA du 14 juin 2008 par l'atelier Théâtre et histoires (8-13 ans)

Le perroquet

Le perroquet fit du hockey et quand il en fait il a le hoquet.

Quand il a le hoquet il change de couleur et devient violet.

Il a un bec plumé, une crête volée et une queue maronnée.

Il danse la holé !Wa lé lé !

Il habite le palais salé.

Il n'aimait pas les balais rayés, mais il aimait le poulet grillé.

Il aimait patiner dans la journée avec Noé.

Voilà c'est moi CHLOE le perroquet OK ?

Lou

Le zèbre

Le Zèbre a une grande mâchoire

Et des rayures blanches et noires

Il habite une maison noire

Pleine de miroirs

Et il aime faire de la patinoire

Dans le noir

Avec Victoire,

Dans le couloir,

Il se cache dans les armoires.

Il aime danser avec des foulards

Sur le trottoir.

En riant, il fait de la balançoire.

Le zèbre a une grande mâchoire

Et des rayures blanches et noires.

Et c'est la fin de l'histoire...

Juliette

Le chat pompier

Le chat, ce pacha... Il y en a beaucoup au Canada, des chats ! Il était une fois un chat. Il s'appelait justement Canada. Un jour il s'attacha à un homme, qui l'adopta. Il se nommait Alexis.

Le chat était très curieux, comme tous les chats d'ailleurs. Un jour, il alla dans une caserne de pompier. Canada se fit adopter comme chat de garde, car il était très courageux.

Alexis serait triste, mais quand il apprendrait ça, il se ferait sûrement pompier, pensa Canada.

Léonie.



Les grenouilles...

Les grenouilles ont un joli coassement,

Charmant,

Calmant

Et assommant...

Ma grenouille à moi

Qui s'appelle Anna

A rencontré une oie

Qui mangeait un vers à soie...

Rapidement, je la rappelai à moi,

Avant que l'oie

Ne la dévorât...

Mais trop tard !

Au revoir,

Anna...

Les grenouilles ont un joli coassement,

Charmant,

Calmant

Et assommant...

Amélie

Les puces savantes sont très émouvantes, mais vraiment polluantes. Surtout quand elles inventent des recettes croquantes.

La gouvernante des puces savantes ordonna à ses cinquante servantes de lui inventer un sirop à la menthe qui favorise

Alors, au lieu de préparer le sirop de menthe, toutes les puces savantes prirent part à la situation tentante, celle de danser avec les puces mâles, galantes. La cuisine se transforma en salle de danse.

Mais une puce très méchante alla avertir la gouvernante. Prise d'une colère enivrante, celle-ci entra dans la cuisine et décida alors de la sentence. Elle décréta que brûleraient toutes les puces savantes, sauf la traîtresse puce méchante.

Contre cette décision révoltante, les puces savantes emprisonnèrent la gouvernante et la puce méchante.

Alice



Le dragon

Le dragon

Dit-on

Est un être plutôt bon...

Celui-ci a fait de belles actions

Et vit dans un wagon.

Il brûle tout sur son passage.

Malgré son jeune âge

Il a fait un héritage :

Celui d'être anthropophage.

Il ne mange que le brûlé

Et seulement provenance Forêt :

Des plats bien mijotés,

De légumes accompagnés.

Un jour, sur sa maison branlante,

Fonça une locomotive fumante...

Le dragon fit une fin crépitante.

Voilà une fin digne de lui.

Il fut enterré sous un buis...

Louise

Il était une fois un pivert

Qui était bien amer...

Parce qu'il vivait au-dessus de l'atmosphère,

Bien au-dessus des arbres verts.

Il atterrit un jour dans un belvédère

Chez une boulangère.

Elle lui récita des vers d'Homère

Qui le rendirent encore plus amer.

L'Odyssée était trop salée,

La salière sentait trop la mer,

Trop de mer, trop d'amer

Pour faire une belle volière.

Le pivert préféra une autre ménagère

Qui au moins n'avait pas de salière...

Mais pour le garder, elle

Renversa du sucre sur sa queue claire.

Alors il appela à l'aide sa grand-mère

Pour retourner au-dessus des grands arbres verts,

Dans la stratosphère.

Là, il se fit un beau trou d'air

Dans un cumulus cumulaire...

Dans un stratus numbus cumulaire...

Clément et Marien

la détente. Mais, pour qu'il ait une entente entre les cinquante puces savantes, il faut qu'aucune puce ne soit polluante... Seulement aucune puce n'y attacha grande importance. Une puce mâle galante invita à danser une puce servante assez marante, nommé Amarante.

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Le portail poké-temporel, 1

William était un garçon comme les autres… Enfin presque : il ne le savait pas encore mais il allait pouvoir entrer dans le monde fantastique des pokémon.

Le Portail Poké-Temporel

Chapitre 1

LA LANTERNE

Un jour, alors que William était parti en vacances avec ses parents dans sa maison de campagne, dans le Midi-Pyrénées, et qu’il était occupé à fouiller le grenier, il trouva un coffre poussiéreux. Il voulut l’ouvrir : « Zut, un cadenas ! ». Il chercha dans tous les recoins du grenier une petite clé, mais n’en dénicha pas un mini bout. A la place, il trouva un deuxième coffre, plus petit cette fois. Il voulut l’ouvrir, mais : un deuxième cadenas ! Il chercha alors, encore et encore, mais ne découvrit qu’un troisième coffre. Son excitation fut pourtant énorme quand il s’aperçut que celui-là n’avait pas de cadenas. A l’intérieur, dans un papier à bulles, était posée une clé tordue. Il la saisit, l’essaya sur le premier coffre, mais cela ne donnait rien : ce n’était pas ce type de clé qu’il fallait employer. Alors, il tenta sur le deuxième coffre, qui s’ouvrit, laissant découvrir alors, sur un tissu de velours rouge, une clé dentée, qu’il prit du bout des doigts et inséra dans la serrure du premier coffre. Il y eut un petit clic, et le coffre s’ouvrit. Dedans, étaient enfermés des centaines de babioles et d’objets inutiles. Il s’empara d’un des objets : une petite danseuse en plastique avec une ombrelle rouge. Il la jeta derrière lui : ça ne l’intéressait pas. Il fouilla à nouveau, sans rien voir qui retint son attention. Il se débarrassa des objets inutiles au fur et à mesure. Soudain, sans qu’il comprenne pourquoi, une vieille lanterne l’intrigua. Il la préleva, regarda à l’intérieur et vit une petite bougie éteinte. Il ouvrit la petite porte de verre, saisit la bougie et l’observa minutieusement. Des inscriptions avaient été gravées dans la cire, certainement avec la pointe d’un couteau : « Inconnu, empoignez le deuxième coffre et arrachez le velours rouge. » William resta perplexe pendant trente secondes, puis il empoigna effectivement le coffre et décolla le velours, qui se détacha dans un crissement qui ressemblait à un cri. Sur le fond de la boîte, était inscrit, à la pointe du couteau : « Inconnu, reprenez la lanterne, remettez la bougie là où vous l’avez trouvée et, au prochain zénith, posez-là sur le cercle tracé. »

William dévala l’escalier en courant et alla chercher une balayette dans la cuisine. Il remonta, toujours en courant, ignorant les cris de sa mère qui lui disait toujours de ne pas courir dans les escaliers. Il passa la moitié de l’après-midi à balayer et à déblayer le grenier de sa poussière. Mais il ne trouva pas le cercle tracé.

Alors, une idée lui vint. Le cercle tracé n’était peut-être pas dans le grenier. Il alla ranger la balayette en courant dans les escaliers comme toujours, c’était son habitude, ignorant à nouveau les protestations de sa mère. Il passa l’autre moitié de son après-midi à chercher dans les autres pièces de la maison… mais rien.

Le lendemain, il engloutit son p’tit déj’ et remonta dans sa chambre.  Son père, qui faisait du jardinage, s’écria : « William, ce n’est pas toi qui a jeté de la terre en plein dans mes plantations ? A moins que ce ne soient les taupes ? » William, qui se trouvait au deuxième étage, regarda par la fenêtre : « Oui, le cercle tracé ! », pensa-t-il. Il courut au grenier mais plus vite encore que les autres fois (« William, on ne court pas dans les escaliers ! » entendit-il venir du fond de la maison), happa la lampe d’une main impatiente, et, dévalant les marches (encore), il se précipita dans le jardin. Il trébucha sur une pierre, faisant tomber la lanterne… Ouf, elle n’était pas cassée, c’était de justesse, elle avait atterri à deux centimètres d’un silex pointu. Il se remit debout, reprit la lanterne et continua sa course.

William était impatient que le zénith montre le bout de son nez. Ce dernier arriva sans trop se dépêcher. Alors, le soleil envoya un rayon sur la lanterne, ce qui projeta une auréole multicolore dont les reflets ondulaient.
elliot1

William approcha d’un pas inquiet, avança la main dans la lumière et la recula aussitôt, en faisant un bond en arrière : des éclairs avaient chatouillé ses doigts. Il réessaya pourtant, curieux de comprendre. Il passa le bras, la tête, puis la moitié du torse, dans cette lumière, sans se laisser rebuter. Ce qu’il voyait autour de lui était une sorte de bulle irisée, dans laquelle des couleurs changeantes s’entremêlaient. Il fut comme aspiré tout entier à l’intérieur de la bulle. Qu’allait-il se passer ? Qu’en penses-tu, lecteur ? Moi, à sa place, j’aurais un peu peur ! Des sentiments de crainte, de curiosité et d’envie de revenir en arrière, se mélangeaient dans sa tête. Il était tombé en bas de la bulle. Il tenta de remonter, mais pas moyen : les parois étaient glissantes et en plus de ça, le passage en arrière était impossible. Il réalisa avec angoisse que de l’autre côté, l’heure du zénith était passée. Il devait donc trouver un moyen de sortir par une autre issue.

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Le portail poké-temporel, 2

Chapitre 2

Mon premier pokemon !

Se haussant sur la pointe des pieds, William tamponna de ses poings le côté opposé de la bulle, et sa main traversa. Il tenta, à l’aveugle de saisir quelque chose, n’importe quoi. Mais il n’attrapait rien. Si ! il empoigna des brins d’herbe. Il s’y accrocha à deux mains, tira, tira, tira, et réussit à se hisser hors de la bulle.

Il ressortit dans un jardin qui lui était inconnu. Un peu plus loin, dans le brouillard, il devinait une maison. Une dame en sortit en courant. Elle était plutôt forte, avec de longs cheveux rouges qui lui tombaient sur le ventre, un chapeau en paille. Elle avait l’air d’une paysanne.  Le voyant, elle l’invita à entrer se réchauffer à l’intérieur. « Viens vite, mon garçon, tu dois être gelé. Est-ce que tu veux du chocolat ? » « Oui merci », répondit William très poliment. « Mais où sommes-nous, Madame ? » La femme eut un rire étonné. « Mais d’où viens-tu, toi, mon petit ? » « Je viens du Midi Pyrénées, de ma maison de vacances. » Elle ne put retenir un deuxième rire : « Mais c’est où, ça ? » demanda-t-elle. « Ben, dans le Sud de

la France

! » «

La Fraaance

, c’est quoi ça ? » « Heu… On est dans quel pays, au fait ? » « On est à Kanto, mon petit. Mais tu me parais bien perturbé. Viens boire ton chocolat ! » « Vous avez une carte du monde, Madame ? » «  Bien sûr, regarde. » Elle déplia une carte immense, qui représentait un grand continent au milieu et un peu sur le côté, au nord-ouest il y avait une petite île appelée Hoenn. Le continent était séparé en quatre pays, il y avait Sinnoh, au sud-ouest Jhoto et au sud-est Kanto. « Elle n’est pas périmée, votre carte, par hasard ? » demanda William, qui ne reconnaissait rien et se sentait totalement perdu. « Mais non, je l’ai achetée à la foire il y a quelques jours ! » La femme paraissait de plus en plus interloquée. Elle dévisagea ce drôle de garçon : il ne devait pas avoir plus de douze ans, ses cheveux étaient bruns, en pétard. Il portait un tee-shirt d’une marque qui lui était inconnue (Nike) et un short en jean taillé. Ce n’était pas une tenue pour le temps qu’il faisait ! Il avait une montre bizarre… La femme avait l’habitude de voir des pokémontres multifonctions, qui permettaient de presque tout faire : voir ses pokémon mis en pension, vérifier la compatibilité et l’efficacité des attaques… etc. La montre du gamin indiquait l’heure, c’est tout. « Quelle misère ! Y ‘a les pendules, pour ça », pensa-t-elle.

« Mais d’où tu débarques, vraiment, toi ? » demanda-t-elle. « Mais je vous l’ai dit, Madame ! Du sud de

la France

… » La femme n’insista pas. Il y avait décidément des choses en ce monde qui sont vouées à rester mystérieuses. En tout cas, elle n’allait pas le mettre dehors par ce froid, c’était la moindre des choses. Elle lui prépara un lit.

Le lendemain, après avoir englouti son p’tit déj à  son habitude, il se renseigne sur le monde dans lequel il a atterri. C’est un drôle d’endroit peuplé de pokémon. Il en a vaguement entendu parler à l’école, dans la cour de récré. Mais là c’était différent : il était dedans ! Et il avait besoin de temps pour s’y habituer. La vieille dame, qui s’appelait Gisèle, lui proposa de rester quelque temps chez elle et de suivre les cours de pokémon par correspondance. En échange, il lui apportait de la joie, car elle en avait assez de rester seule tout le temps. Il accepta car il ne savait pas comment retourner chez lui, le portail pokétemporel était fermé.

Après plusieurs mois, William décida de partir en exploration. Il trouva une superbe excuse : « Je pars en randonnée, elle risque d’être un peu longue ! » Sa mère adoptive (il l’appelait comme ça) lui prépara un sac, un sandwich et tout ce qu’il faut pour un bon randonneur. Il ouvrit la porte, sortit, poussa le portail du jardin et commença à avancer vers un sentier recouvert d’herbes hautes. Un jeune garçon sortit d’une maison voisine en courant vers lui : « Eh, ne t’aventure pas par là, tu es fou ! » William le regarda avec des yeux ronds : « Ben pourquoi, qu’est-ce qu’il y a ? » « T’es pas au courant ? Les hautes herbes sont infestées de pokémon, voyons. » « Ah bon ? Et alors, comment je fais pour partir ? » « T’as qu’à emprunter un pokémon à mon pépé, je suis sûr qu’il t’en donnera un. »

William suivit le jeune garçon jusqu’à une maison, ou plutôt une sorte de laboratoire, à la sortie du hameau. Ils entrèrent : ils virent des tas et des tas de machines de chaque côté, ils avancèrent entre elles. Le jeune garçon avait l’air de bien s’y reconnaître, dans ce laboratoire. William, s’il avait été seul, se serait perdu. Ils ouvrirent une porte ; un vieux monsieur, qui discutait avec des scientifiques, se tenait là. Devant eux, sur une table, des fioles étaient remplies de liquides multicolores. Le garçon cria : « Pépé ! j’amène un copain, il s’appelle William ! Il a pas de pokémon et il veut partir, on fait comment ? » « Voyons Régis, tu vois bien que ce n’est pas le moment de me déranger ! Mais bon, si tu insistes… William, viens voir. » Le vieux monsieur s’avança vers une armoire, l’ouvrit dans un grincement et en sortit trois pokéball. « Laquelle choisis-tu, William ? » William demanda : « C’est quoi ces ballons, c’est des balles de foot ? » « Mais non, voyons. D’abord c’est quoi le foutte ? » « Ouah, vous pouvez pas comprendre… Mais c’est quoi en fait, ça ? » « C’est des pokéball, là-dedans t’as des pokémon, le coupa Régis. Tu la jette en criant son nom, et ça envoie le pokémon. Compris ? » « Je peux essayer ? » demanda William. « Ouais, mais il faut que tu saches ton nom, taratitaterre, moi je les connais, heu. » « Monsieur, c’est quoi le nom des pokémon ? » demanda William à Pépé. « Ah ben t’en as trois, il faut que tu choisisses : il y a Carapuce, Bulbizarre et Salamèche. » « Bon, ben je vais essayer… »

Il saisit une pokéball et la jeta en criant : « En avant, Salamèche ! » Raté, rien ne sortit. « Là tu t’es trompé, c’est Bulbizarre qu’t’as jeté », rigola Régis. William ramassa la pokéball, la reposa dans les mains du professeur, en attrapa une autre et la jeta sur la tête de Régis. Un petit dragon orange sortit de la pokéball. Salamèche tamponna le crâne de Régis de ses petits poings. Le garçon se mit à rire. « Et pour le rappeler dans la pokéball, on fait comment ? » demanda William. Eh bien mon garçon, on prend la pokéball et on le rappelle comme ça, regarde : « Salamèche, reviens ! », et le pokémon revint dans la pokéball. William remercia son hôte, puis il sortit du laboratoire avec Salamèche, tout content : il avait appris la base chez les pokémon.

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Le portail poké-temporel, 3

Chapitre 3

L’AVENTURE COMMENCE !

D’un pas décidé, il s’enfonça entre les herbes hautes. Mais là, une énorme chenille se mit en travers de son chemin. « Chenipan ! » poussa-t-elle d’une voix aigue. William reconnut un pokémon de type Insect. Il saisit la pokéball attachée à sa ceinture et l’envoya en criant : « Salamèche, à toi ! Griffe, tout de suite !! » Salamèche bondit hors de sa pokéball ; le soleil se refléta dans ses serres lorsqu’il passa devant. Il blessa Chenipan d’un coup de griffe. Celui-ci se remit sur ses pattes minuscules et chargea Salamèche. William s’exclama aussitôt : « Salamèche, évite ! et relance griffe ! » Cette fois, ce fut le coup de grâce : Chenipan tomba knock out. Le nouveau dresseur lança, d’un geste adroit, une pokéball vide, qui captura Chenipan. « Et un de plus ! » s’écria William. « Finalement, je suis assez doué. » Il continua sa route d’un pas sautillant.

Un Coconfort, accroché dans un arbre, se laissa tomber sur sa tête. « Aïe ! » cria notre ami en frottant sa bosse. « Chenipan, à toi, nous allons te tester ! » cria-t-il en envoyant son nouveau guerrier qui s’était remis de sa blessure. « Charge ! » ordonna-t-il. Chenipan trembla un petit peu sur ses pattes et fonça, tête baissée, sur Coconfort. Celui-ci se retrouva propulsé au-dessus d’une branche qui passait entre deux très hauts sapins. « But ! comme au rugby ! » pensa William. Il reprit sa route, dédaigneux de ce pokémon inutile, qui ne connaissait que l’attaque Armure. Cette attaque ne suffisait même pas à le protéger complètement ; il pouvait être mis k.o.

Soudain, Chenipan se mit à briller d’une lumière intense, si forte qu’elle surpassa celle du soleil. Tout, autour du pokémon, sembla plongé dans l’ombre, même William. Tout était calme et silencieux. Soudain, cette lumière commença à baisser ; puis elle disparut. Chenipan avait évolué en Chrysacier. C’était un pokémon cocon, type Insect, vert, en forme de demi-lune dotée d’un nez piquant. A présent, il ne pourrait plus charger, mais il avait acquis l’attaque Armure. William devrait tout de même l’envoyer en combat s’il voulait qu’il évolue, mais il devrait le remplacer aussitôt par Salamèche, sinon il se ferait mettre k.o.

William était à présent sorti de la forêt. Il arriva dans un petit village appelé : Jadielle.

suite chap 4

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Le portail poké-temporel, 4

Chapitre 4

LA PISTE AUX POKEMONS

A Jadielle, il soigna ses pokémon dans un centre prévu pour, acheta deux ou trois petites courses, genre anti-para, antidote (anti-poison), réveil et quelques pokéballs. Une fois ses achats terminés, il partit sur la piste pokémon. Il faisait soleil, mais l’ombre des arbres tamisait la lumière. Ça sentait la pomme de pin, la résine, et l’herbe. William avançait sans trop de difficultés dans les hautes herbes, rencontrant ici et là un Ratata, un Roucool, un Aspicot, un Chenipan… Soudain, il trébucha sur une chose dure, qu’il ne distinguait pas. Il envoya Chrysacier sans savoir s’il s’agissait d’un pokémon ou d’une pierre. « Chrysacier, reviens ! Salamèche reprends le combat ! » cria-t-il. Il ajouta : « Salamèche, grille-moi toutes ces hautes herbes, qu’on voie un peu de quoi il s’agit. C’était une sorte de caillou avec des mains… qui n’avait pas l’air content. « Racaillou, racaillou ! » cria-t-il d’une voix pierreuse. William s’empressa de sortir son pokedex de sa poche et de l’orienter vers ce drôle de pokémon. Le pokedex répondit d’une voix mécanique : « Racaillou, le pokémon roche ambulante, type roche sol. Attaques préférées, charge et boul’armure. » « Salamèche, réchauffe-moi ce petit tas de caillou », ordonna-t-il. « Fsssh ! » fit la flamme de Salamèche. Mais Racaillou ne fut pas affecté et ne bougea pas. « Racaillou ! » émit-il en lançant Boul’armure. Il devint tout noir et aspira la lumière, puis réintégra sa couleur normale, le brun. Le pokedex annonça : « Boul’armure, une des attaques préférées de Racaillou. Elle augmente sa défense mais elle est inoffensive. »

« Bon, dans ce cas, dit William, je choisis Chrysacier ! Chrysacier, Armure ! » Le pokémon imita l’attaque de Racaillou :

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Racaillou attaqua avec Jet-pierre, et aussitôt un petit tas de pierres s’abattit sur Chrysacier. Celui-ci balaya les pierres d’un petit mouvement de la tête et, selon les ordres de son maître, se mit à rouler de plus en vite et alla bouler contre son adversaire, l’envoyant dans le décor. C’était l’attaque Charge.

Racaillou revint sur les lieux du combat, plein de détermination malgré son épuisement, et tomba k.o. William jeta, d’un geste adroit, une pokeball qui captura Racaillou.

-          Cool ! Racaillou est capturé ! s’écria-t-il.

-          Les données de Racaillou sont ajoutées au pokédex, fit la voix métallique du pokédex.

Chrysacier monta de deux niveaux.

(Rappel des niveaux : Racaillou = 7. Chrysacier =  9. Salamèche = 11.)

William marcha dans la forêt pendant deux ou trois heures, sans avoir à combattre de nouveau. Il arriva ainsi à Argenta, une ville possédant une arène pokémon, dont la spécialité était le type roche.

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Le portail poké-temporel, 5

Chapitre 5

L’ENTRAINEMENT AVANT L’ARENE

William avait deux solutions :

  1. aller défier l’arène directement (et devenir la risée du siècle)
  2. s’entraîner avant d’arriver à l’arène (et ne pas devenir la risée du siècle)

Il choisit la seconde solution car il navait pas envie de devenir la risée du siècle.

Il rentra dans des maisons pour demander de l’aide. Il voulait se renseigner sur les lieux de combats. La première maison dans laquelle il entra était habitée par un vieil homme et une vieille femme. Il posa sa question à l’homme, qui ne sembla pas entendre. La femme lui dit :

-          Laisse-le, il est sourd. Interroge-moi plutôt.

-          Je voudrais me renseigner sur les lieux de combat.

-          Partout où il y a des dresseurs, il y a des terrains pour se combattre. Mon jardin en est un. Mon toit aussi. Ici, tu peux te battre n’importe où, il suffit qu’il y ait un dresseur dessus, dedans, à côté, dessous… Mais là où tu trouveras le plus de dresseurs, c’est à côté de Jadielle.

William fit une grimace. L’idée de retourner à Jadielle qui était si loin lui était désagréable. La femme reprit :

-          Si tu veux y aller plus rapidement, j’ai un Roucoups. C’est un très bon oiseau. Je pourrai te le prêter.

-          Merci beaucoup ! dit-il en saisissant la pokéball que la vieille lui tendait.

Il sortit de la maison, joyeux, en jetant la pokéball dans le jardin et en criant :

-          Roucoups, à toi !

Un magnifique oiseau beige, rouge et jaune, de deux mètres d’envergure, l’invita à monter sur son dos. William acquiesça d’un signe de tête et l’enfourcha.

Depuis le ciel, les gens et les arbres paraissaient minuscules. Son rêve le plus grand était de voler, et c’était maintenant et ici qu’il se réalisait ! Tout en poussant des « Rrrroucoups, rrrrroucoups ! », l’oiseau survolait la piste. Le voyage parut à William incroyablement court. Arrivé à Jadielle en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il « rangea » Roucoups dans sa pokéball et chercha des dresseurs. C’est en se baladant sur un petit chemin qui menait vers

la Ligue

Pokemon

qu’il rencontra un dresseur. Son rival.

-          Eh, William, l’interpella-t-il.

-          Quoi ?

-          T’as réussi à remplir ton pokédex ?

-          Quatre pokémons !

-          Mouais… bon. Moi, j’en ai quinze.

William siffla d’admiration.

-          Mais je parie qu’ils ne sont pas aussi puissants que les miens.

-          C’est ce qu’on va voir, répliqua Régis en jetant une pokéball. Carapuce, je t’appelle !

Une petite tortue à la peau bleue émergea de la pokéball.

-          J’appelle Racaillou ! cria William. Racaillou, Boul’armure !

-          Carapuce, Ecume ! ordonna Régis.

Carapuce cracha une volée de bulles dont quelques-unes s’abattirent sur Racaillou et tout le reste autour de lui, car la tortue visait très mal.

-          Racaillou ! Point gravier !

Une multitude de graviers entourèrent sa main. Racaillou jeta son poing ainsi renforcé sur cette pauvre tortue. Celle-ci vola sur Régis et tomba k.o., imitant son dresseur. Celui-ci reprit péniblement la station debout et finit par réussir à jeter une pokéball et à articuler trois mots :

-          Je… choisis… Roucool…

Et il s’affala par terre.

Roucool, petit oiseau beige clair, se tenait devant Racaillou. William eut un petit rire bref : car Roucool était un pokémon type vol tandis que Racaillou en était un type roche. Il avait beaucoup de chances de gagner, car la roche est super puissante face aux pokémons oiseaux. Il voyait déjà Roucool abattu en plein vol. Régis, levant un doigt, prononça d’une voix mourante : « Picpic ». Roucool s’envola et piqua sur Racaillou. Il posa ses pattes sur les bras de ce dernier et attaqua son crâne de son bec, par une multitude de petites piques, comme un pic-vert. Racaillou avait du mal à résister et au bout d’un temps trop court, tomba par terre, k.o.

-          C’est pas vrai ! s’égosilla William. Ce Roucool est trop fort ! Roucoups, go !!

Roucoups sortit, dans un cri, de la pokéball.

-          Roucoups, Cru-aile maintenant !

Ce dernier créa deux tornades avec ses puissantes ailes et les dirigea sur Roucool. Le petit volatile fut emporté et aller s’écraser, bec devant, sur Régis. « Wahou ! » ne put s’empêcher de dire William. Régis se leva, mort de fatigue et le front saignant :

-          J’abandonne…

Puis il s’effondra sur le sol.

William considéra que son entraînement était terminé. Demain, il se rendrait à l’arène.

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Le portail poké-temporel, 6

Chapitre 6

L’ARENE

L’arène se présentait ainsi :

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Quand William arriva, Pierre, le champion de l’arène Roche, se tenait tout au fond de la salle. Un autre dresseur le défendait contre l’attaque des autres dresseurs. Ceux-ci devaient battre Pierre pour récupérer un des huit badges – le badge roche – puis battre les sept autres champions, exerçant dans des villes différentes. Pierre ne voulait pas que la chose soit trop facile, alors il envoyait des dresseurs moins aguerris en avant-poste. Et même si le nouvel arrivant parvenait à les battre, la chose n’en devenait pas beaucoup plus facile, car Pierre possédait des pokémons plus puissants que ceux des dresseurs normaux.

Un dresseur voulant éviter trop de combats aurait suivi ces directions : à - á - á - ß

Mais William, lui, passa tout de go tout droit. Le dresseur l’interpella et lui barra la route.

-          Eh, si tu veux aller voir Pierre, il faudra me passer sur le corps.

-          Peuh, facile ! Tu veux jouer à saute-mouton ?

-          Ah ah, très drôle ! A toi, Taupiqueur !

Le susnommé, une sorte de borne brune avec un gros nez rose, émergea de la pokéball (ou du sol, on ne sait pas trop).

-          Tu veux pas faire un combat duo ?

-          Ouais, allez. Voici mon deuxième pokémon. Sabelette, go !

-          Sabelette ! sa-be-lette ! chantonna cette belette couleur sable.

-          Alors moi, ça sera Chrysacier et Salamèche ! cria William.

-          Chrysa ! Sala ! répondirent les deux pokémons (comprenez : « Présents ! »)

-          Salamèche ! Flammèche sur Taupiqueur ! Et Chrysacier, charge Sabelette ! ordonna William.

-          Sabelette, évite ! riposta l’adversaire. Et Taupiqueur, Tunnel !

Taupiqueur s’enfonça immédiatement dans la terre.

-          Salamèche, prends Chrysacier et jette-le sur Sabelette !

Chrysacier fendit l’air, s’abattit sur Sabelette qui, sous la force du choc, fut expédié sur Taupiqueur qui venait de refaire surface.

Résultat :        Taupiqueur : k.o.

                        Sabelette : pas k.o. (pour environ une demi dizaine de minutes encore, si tout va bien).

-          Salamèche ! Flammèche sur Sabelette ! Et Chrysacier, Armure !

L’armure produisit de la lumière, puis en aspira l’énergie et la reporta sur l’attaque Feu. Sabelette se retrouva grillée… mais toujours pas k.o. !

-          Hi hi ! Sabelette sabrésistante !

-          Sabelette ! roulade ! cria le dresseur.

Sabelette se mit en boule et roula sur Salamèche, qui affolé la regardait venir en faisant des signes de croix.

-          Mais bon sang, Salamèche, bouge ! hurla William, pas très compatissant vis-à-vis des essais de protection magique de son pokémon.

Salamèche fit un saut de côté et Chrysacier, qui était derrière lui, prit Sabelette en pleine poire. Il s’écroula (presque).

-          Hi hi ! Chrysacier acierésistant aussi !

-          Bon, pour finir, conclut William, Salamèche, Griffacier !

Les griffes de Salamèche brillèrent et éblouirent Chrysacier et coupèrent Sabelette.

Fin du combat.

Soudain, la carapace de Chrysacier noircit, comme si la lumière avait été aspirée à l’intérieur. Elle se fendit et un papillon aux grands yeux bleus, au corps violet et aux ailes multicolores, émergea de cette vieille peau. Chrysacier avait évolué en Papillusion.

Le pokédex annonça : Papillusion apprend Poudre dodo.

suite chap 7

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Le portail poké-temporel, 7

Chapitre 7

PIERRE

(Rappel des niveaux : Racaillou = 10. Papillusion =  12. Salamèche = 14.)

Après un rapide détour au centre pokémon, William se trouva cette fois face à Pierre, le champion de l’arène.

-          Attends, laisse-moi deviner, tu veux te battre ? lui lança celui-ci ironiquement.

-          T’es devin ? T’as aussi deviné que je vais te battre ?

-          C’est ça, bien sûr !

-          Bon, je choisis Salamèche ! cria William.

-          Ah ah, si tu veux ! Racaillou, à toi ! Racaillou, Tomberoche !

Six pierres entourèrent soudain Salamèche, le bloquant.

-          Salamèche, utilise cette attaque à ton profit ! Flammèche !

Dans l’attaque normale de Tomberoche, Racaillou doit sauter sur Salamèche qui, immobilisé, se fait écraser. Mais ici Salamèche, rejetant la tête en arrière, cracha un jet de feu dans lequel Racaillou fut pris.

-          Et un pokémon de détruit, un ! constata joyeusement William.

-          Salamèche monte niveau 15 ! Salamèche apprend Poing-de-feu ! annonça le pokédex.

-          Ouais ! s’exclama William. Bon, je choisis Papillusion !

-          Et moi, mon deuxième Racaillou, répliqua Pierre.

-          Papillusion, Poudre dodo ! Enchaîne avec Charge !

Papillusion largua aussitôt un voile de poudre que Racaillou respira, plongeant instantanément dans un sommeil profond. Mais il fut immédiatement projeté contre le mur de l’arène, à cause de l’attaque Charge. L’impact créa une fissure ronde.

-          ça te prend souvent, de casser le matériel ? ironisa Pierre.

Mais Racaillou n’était toujours pas k.o. Il s’était seulement un peu réveillé sous l’effet du choc.

-          Une deuxième fois Charge ! hurla William.

Papillusion plongea sur Racaillou groggy, l’enfonçant dans le sol.

-          OK, je note. 80 P$ pour le mur, et…

William le coupa :

-          Mais non, mais non !

-          Si on n’a même plus le droit de rigoler ! Ah ah ! Je t’ai eu. Onix, à toi.

-          Je choisis Salamèche ! cria William.

Onix, qui serait trop difficile à décrire, le voici :

elliot4

Donc, ce gros serpent composé de pierres, lança Eboulement. Une pluie de roches s’abattit dans l’arène, concentrée sur la zone du combat. Salamèche évita habilement les pierres en louvoyant, parvint devant Onix et lança l’inexorable attaque Poing-de-feu (en direction de la tête de son adversaire).

Effroyable choc dans l’arène ! Onix flamba et tomba à terre. Salamèche devint tout noir, comme si la lumière avait été aspirée à l’intérieur de son corps.  Une corne lui poussa sur la tête, il s’amplifia et un cri rauque sortit de sa gorge : « Reptincel ! »

suite chap 8

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Le portail poké-temporel, 8

Chapitre 8

REPTINCEL

« J’ai hâte de le tester sur Régis », se dit William et il partit à vol de Roucoups pour Jadielle.

Une fois arrivé là-bas, comme il ne trouvait pas son rival, il demanda à tout le monde si personne ne l’avait vu. Les réponses étaient souvent : « Il a dit qu’il partait pour Azuria ». « Bon, ben je vais m’y rendre aussi », se résigna William. Il repartit pour Argenta et entra dans le Mont Sélénite, qu’il devait traverser pour atteindre Azuria. Les quelques combats qu’il mena durant son trajet ne furent gagnés que contre de bien piètres mélofées. Mais, à la fin du tunnel, il trouva mieux : un scientifique qui avait découvert deux fossiles. Il lui tint à peu près ce langage : « Que vous êtes beau, mon dresseur… si votre puissance parvient à mes limites, il vous reviendra l’un des fossiles.

-          OK ! Racaillou, go !

-          Rrracaillou ! roucoula l’appelé.

-          En avant, Voltorbe ! cria le scientifique.

-          Racaillou, ampleur !

-          Ampleur 10 !

Le sol vrombit alors.

Voltorbe : KO.

-          En avant, Ramoloss ! s’empressa d’énoncer Monseigneur le scientifique.

-          Rrrramoloooooss ! fit ce dernier.

-          Pistolet à O ! ordonna son dresseur.

Ramoloss aspira l’air et recracha un puissant jet d’eau, qui balaya Racaillou et l’écrasa sur la paroi.

-          Papillusion ! À toi ! appela William. Poudre dodo !

Avec ses ailes, Papillusion largua une poudre brillante sur Ramoloss, qui s’endormit sur le coup.

-          Papillusion, choc mental ! ordonna William, histoire d’exploiter sa chance.

Ramoloss, déjà endormi, sombra aussitôt en plein cauchemar. Ce fut si terrible qu’il en perdit sa vie.

Le troisième pokemon du scientifique était (roulement de tambour) : un minuscule petit mystherbe. Accompagné d’une musique héroïque, il entra en lice. Pendant que William pouffait de rire, Mystherbe exécuta « danse-fleur » : il tournoyait sur lui-même en projetant des fleurs dans tous les sens et cogna dans Papillusion avec une telle force qu’il l’envoya valser contre William, qui cessa de rire pour voir moult petits oiseaux tourner autour de sa tête.

-          Reptincel go ! Flammèche, puis Poing de feu ! réussit-il à articuler malgré son vertige.

Reptincel, suivant les ordres, « froucha » Mystherbe, puis le « bungfroua ».

« Mystherbe, KO, Scientifique donne fossiles stop ». (ceci être télégramme)

Arrivé à la sortie de la grotte, William… sortit de la grotte. C’est tout ce que lui permettait ce qui lui restait de sens de l’équilibre, après ce combat titanesque.

(Embouchez les trompettes ! Tututtut)

Deux ninjas un peu fous se dressèrent devant lui. Chacun voulait lui apprendre une capacité. L’un lui proposait Ultimapoing, l’autre Ultimawashi. William, après s’être fait un peu prier, accepta. Il alla voir celui de gauche (celui qui apprenait Ultimawashi).

-          Veux-tu que j’epprenne Ultimeweshi è l’un de tes pokémons ?

-          Yeah !

-          Lequel ?

-          Reptincel !

-          Une seconde. 1, 2, 3… pouet ! çe y est, ton Reptincel conneît Ultimeweshi.

-          Cool !

-          Tu devrais vite t’en eller event de tomber sur l’eutre idiot qui s’entreîne evec ses poings…

William alla quand voir « l’eutre idiot ».

-          Vaux-tu qua j’appranne Ultimapoing a l’un de ta pokamons ?

-          Ok

-          Laqual ?

-          Racaillou !

-          Une saconda. 1, 2, 3… pouat ! ça y a, ton racaillou connaît Ultimapoing.

-          Yeah

-          Tu davrais vite t’an alla avant da tomba sur l’autre idiot qui s’antrane avac sa piads…

William s’en alla tout content.

Il arriva vite à Azuria. Il se renseigna, et apprit que le champion était excellent en type Eau. Pas de chance, il avait des pokémons Feu et Roche, qui craignaient l’eau. Il allait devoir capturer des pokémons type Electrique ou Plante – faiblesses de l’eau. Il s’engagea donc sur un pont situé au Nord, nommé le Pont Pépite. Régis lui barrait la route :

-          Tu me cherchais ?

-          Ouais.

-          Tu veux me combattre ?

-          Ouais.

-          T’es un automate qui sait que dire « ouais » ?

-          Ouais. Non, j’rigole.

-          Bon, à toi l’honneur.

-          Reptincel, à toi !

-          Carabaffe, go.

-          Reptincel, Coud’korne.

Reptincel fonça cornes en avant sur Carabaffe qui voltigea et retomba en faisant un trou dans le pont pépite.

-          Roucool, à toi ! cria Régis.

Roucool rentra en se dandinant.

-          Reptincel, lance-flamme ! ordonna William.

-          Froouuuch (fit le lance-flamme).

[Petite note de l’auteur :

Vous savez à quoi ressemble un pigeon grillé … et bin Roucool était pareil]

-          A toi, Chétiflor ! nomma Régis.

elliot5

Une sorte de plante carnivore, tube digestif surmonté de deux yeux, s’avança. Il se dandinait sur des pieds vert foncé et des jambes malingres (en fait deux tiges), tout en balançant des bras courts et feuillus.

-          Ou, ou ! Chétiflor ! roucoula-t-il.

-          Histoire de ne pas faire trop bobo à Petit Chétiflor, se moqua William, Reptincel tu ne vas faire que ton attaque la moins forte : Coud’queue !

Obéissant, Reptincel effleura (même pas violemment) Chétiflor, qui se mit à pleurer à grosses larmes. Mais ce n’était pas pour se lamenter… Ceci était une attaque ! Car Reptincel, attendri, vit son degré d’agressivité baisser. Chétiflor enchaîna immédiatement avec FeuilleMagik, un tourbillonnement de feuilles multicolores jaillit de l’extrémité de son tube et plaqua Reptincel au sol en lui écrasant la tête.

-          Reptincel, lance-flamme !! ordonna William

Chétiflor fut cramé et William gagna. 

Il passa le pont pépite sans trop de difficultés malgré les cinq adversaires qu’il dut y affronter. En cherchant dans les hautes herbes, il trouva un Saquedenœud sauvage et le captura immédiatement, sans se compliquer la vie. Il était fatigué mais il devait aller chez Léo, le collectionneur de pokémons, dont la maison se trouvait juste après une petite plaine infestée de dresseurs et dans laquelle les haies formaient un labyrinthe assez simple. Il appréhendait surtout les dresseurs. Aussi décida-t-il de les éviter.

Après un safari rampant et bondissant (car il s’était glissé sous et au-dessus des haies), il parvint à la maison de Léo. Celui-ci lui apprit que lorsque l’on avait plus de six pokémons et qu’on ne pouvait pas tous les prendre dans son équipe, on pouvait les déposer sur un PC qui se trouvait dans le centre pokémon, qui était connecté par un réseau à tous les autres PC de la région. Ainsi, ses pokémons lui resteraient réservés. C’était Léo qui avait créé le système.

Le retour jusqu’à l’autre côté du pont pépite vers Azuria fut aussi un safari. Léo, qui l’avait accompagné, l’invita dans un restaurant, « Avec un aquarium », insista William. En effet, il adorait les aquariums. Léo commanda du pâté de Poissirène au coulis de cervelle de Magicarpe, avec des Baies orans, sorte de fruits guérissant les pokémons. William commanda (rien de tout cela ne lui faisant envie) des pinces de Craby à la sauce Sitrus (une autre baie guérissant les pokémons). Ils se régalèrent. En dessert, ils commandèrent un simple gâteau.

Puis William alla dormir au centre pokémon.

suite chap. 9

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