24 juin 2008
Blues au royaume bleu
Blues au royaume bleu
Pièce écrite par les participants de l’atelier Théâtre et histoires, en octobre 2007
Alice : le troubadour.
Léonie : La petite fille étrange
Louise : la musicienne
Amélie : le détective
Lou : la reine
Marien : le cuisinier
Adrien : l’inventeur
Clément : le chasseur de monstres
Scène 1 : le troubadour
Le troubadour entre en scène. Il raconte sa vie
Le troubadour a une vie très aventureuse. Et dans sa vie, il a rencontré de grands amis qui avaient fait des exploits fabuleux. Il y en avait un qui avait peint une église en 24 heures, un autres qui avait traversé la mer à la brasse, et d’autres qui ont su écrire une bible sans jamais avoir su écrire ni lire !
Le troubadour sait chanter, danser, jongler, raconter des histoires, quelques tours de magie, mais il est très vieux et a beaucoup de courbatures. Il est trop fragile pour pouvoir faire trop d’acrobaties.
En plus, il n’avait plus beaucoup d’inspiration et toutes les chansons, les histoires qui pouvaient exister ou être inventées, il les avaient toutes dites au moins une fois. Tout le monde se lassait de lui.
Il avait des hématomes aux doigts et des kystes aux mains. Il avait des doigts coupés, car il s’était fait mettre aux oubliettes par plusieurs rois qui se lassaient de ses idées. Mais il avait toujours su s’évader et quitter l’endroit pour aller dans un autre. Mais il était allé partout. Vraiment très vieux, ses os le faisaient souffrir. Il n’imaginait pas de retenter sa chance ailleurs.
Scène 2 : l’audience royale
La petite fille étrange : J’ai 914 ans, et je suis le guide de cette histoire.
Vous verrez que je peux aussi être l’assistante du détective. Je lirai dans les cœurs, comme dans la scène 6. Je serai un peu « dame nature », ça veut dire que j’aimerai beaucoup la nature (ça explique ma robe verte !). En plus je serais une fée.
Il y a beaucoup de problèmes dans ce royaume : par exemple, de la poussière tombe du plafond et tout le monde tousse. C’est que les salles sont si grandes et si hautes que les domestiques n’arrivent jamais à faire le ménage à fond. Quand ils ont terminé quelque part, tout est déjà très sale ailleurs.
Et vous entendez tous ces grands bruits dehors ? C’est comme un mur qui s’effondre, et des cris : les monstres ont encore frappé. Jusqu’à maintenant, les gens du royaume n’ont pas trouvé de solution très efficace. La reine s’en désintéresse, ou ne sait pas comment faire.
En plus, les courtisans ont faim. Ce qu’on sert à la cour n’est pas très bon, ni très copieux. Surtout, c’est toujours la même chose.
Aujourd’hui mercredi le roi (ou la reine, le prince, la princesse…) donne audience. Il reçoit les voyageurs qui veulent le voir, ou les gens du royaume qui veulent lui parler. Quelquefois il faut que les gens attendent plusieurs mercredis pour le voir et lui parler… car il y a foule.
Arrivée de la reine
La la la, moi je m’en fiche des problèmes du royaume, je ne pense qu’à m’amuser. La vie est tranquille pour moi.
(La reine dira tout le temps, à chaque fois qu’on lui pose une question : « oui oui c’est ça… c’est bien… on verra plus tard. »)
Le chasseur de monstres: moi je suis le chasseur de monstres, le plus grand du monde. Je suis aussi alchimiste et manitou. J’ai des griffes qui, d’une pichenette, peuvent détruire un pilier en acier. Une combinaison violet foncé, une agilité extrême, je peux sauter à une hauteur énorme, jusqu’aux nuages.
Il leur montre : aïe !
Le problème, c’est que je me suis foulé la cheville en vous montrant.
J’ai des pouvoirs extraordinairement puissants. Je suis reconnu comme manitou de niveau 16, c’est comme ça que je suis payé.
Oh zut, on est coincés !
J’ai vu qu’il y a beaucoup de monstres ici : j’ai vu un tourloupet à queue courte, un cyclope à 5 poils, espèce très rare et très dangereuse (j’ai failli me faire tuer). Dis donc, le ménage est mal fait dans ce royaume, personne ne chasse les monstres !
L’inventeur : oui, on aurait besoin de toi pour les monstres ! moi je m’occupe du ménage.
J’ai fabriqué un tas d’inventions comme le gland sophistiqué : il peut faire pousser des milliers d’arbres sur une zone d’un km, mais il attire les monstres.
Le chasseur : pas de problème, je suis là maintenant !
L’inventeur : J’ai aussi inventé le tuyau à nourriture. Le bout fait un cm 2, tu peux le fixer sur ta joue, en quelques secondes il te fournit à manger pour une semaine. Mais il a besoin de carburant, un carburant spécial : du jus de navet mélangé à des yeux de cyclope, et très cuit.
Le cuisinier : pour la cuisson, je ne crains personne.
L’inventeur : J’ai aussi inventé la feuille à hydrater. Tu mets une goutte d’eau et cela multiplie la feuille par 10. Mais pour cela il faut manger trois navets et un poireau.
Le cuisinier : sans problème, je vous les prépare dans la minute !
L’inventeur : J’ai aussi inventé une chaise voiture, qui peut se déplacer très vite. Mais il lui faut des os de monstres cuisinés en guise de carburant. Un os suffit pour 3 ans.
Le cuisinier et le chasseur ensemble : pas de problème, on peut t’arranger ça si tu nous payer quelques tours en voiture !
L’inventeur : Et puis… l’aspirateur tout terrain. Il peut aller sur les murs et les plafonds, et il n’a pas besoin de carburant. Son carburant, c’est la poussière. Il avale ce qu’il transforme en carburant.
Et sans oublier la machine pour attraper les monstres. Il a besoin de jus de cerise.
Le cuisinier : c’est la cerise sur le gâteau ! je te la prépare en même pas une seconde.
Et puis je peux faire des soupes qui ravissent des gens et qui les transforment. Mais il y a besoin de jus de monstres !
Le chasseur : génial, je te fournis ça.
Le cuisinier : j’arrive à faire des soupes aux monstres !
On est géniaux tous les trois ensemble, on a intérêt à ne plus se séparer. Mais il faudrait que cette reine nous reçoive enfin ! Ça fait 3 semaines que j’attends.
L’inventeur : moi 10 jours
Le chasseur : moi depuis hier seulement mais je n’ai pas envie d’attendre plus longtemps !
Arrivée de la musicienne. Elle
La musicienne : Bonjour Majesté, je suis une simple musicienne, j’aimerais me produire dans votre royaume. Je n’ai que quinze ans, mais ça fait déjà trois ans que je parcours le monde avec mon piano ; qui est, je précise, la chose la plus importante que je possède. Je l’ai depuis douze ans.
La reine : je vais vous tester et puis nous déciderons de tout ça.
La petite fille : monarque, vous devez encore recevoir des tas de gens. Vous n’avez pas le temps.
La reine : les autres attendront ! Jouez, musicienne. Mais d’abord, comment avez-vous fait pour vous procurer un piano ? Il n’en existe aucun dans tout le royaume.
La musicienne : je l’ai acheté dans le royaume multicolore pailleté un peu plus à l’ouest.
La reine : jouez, je le veux.
La reine l’invite à jouer. Applaudissements spontanés des courtisans. La reine est enthousiaste. De la poussière tombe du plafond.
Le troubadour, qui est présent, prend peur : cette musicienne va-t-elle lui enlever la faveur du monarque et du public ? (il s’adresse à nous pour nous expliquer sa peur, sa jalousie. A toi d’écrire, Le troubadour).
Lou et Le troubadour : Justement, La reine veut le présenter : « Il y a un autre artiste, ici. Troubadour, présentez-vous. » Mais le troubadour est si troublé qu’il se montre sous un mauvais jour : maladroit, ridicule, ou en colère ? La reine l’arrête : « ça suffit comme ça ! » Il est désespéré.
La reine : chère musicienne, voulez-vous faire un concert à la ville ?
La musicienne : oui, avec joie.
La reine propose à la musicienne de faire un concert pour les gens de la ville, le lendemain. Puis, il annonce que l’audience est levée. « ça suffit comme ça ! aujourd’hui, je ne veux voir personne d’autre que cette musicienne extraordinaire. »
La petite fille explique que ça va mécontenter les autres, mais la reine ne l’écoute pas, elle répond seulement : « oui oui c’est ça… c’est bien… on verra plus tard. »
La petite fille voit qu’il va y avoir un problème.
Scène 3 : le mécontentement
Adrien, Marien, Clément, Le troubadour - puis Lou
Aucun des voyageurs n’a pu être présenté au monarque. Ils sont très mécontents, ils devront attendre une semaine de plus ! Les auberges sont chères…
Le troubadour les entend grommeler. Il va vers eux. Il les a entendus discuter, tout à l’heure, il sait qui ils sont. Il dit : « Il n’y en a eu que pour cette fille, aujourd’hui. Pourtant ce que vous proposez est très intéressant pour le royaume ! »
La petite fille arrive et annonce qu’il y aura une audience exceptionnelle le lendemain, pour recevoir ceux qui n’ont pu voir La reine aujourd’hui.
Le troubadour : je vous présenterai moi-même, demain. Comme ça vous serez écoutés ! j’ai une certaine influence à la cour.
Ils remercient.
Mais le lendemain, La reine annonce qu’il n’y aura pas d’audience, il est trop fatigué, il a écouté la musicienne répéter pendant des heures, il n’a pas la tête à écouter des gens ennuyeux…
Protestations : mais La reine s’en va.
Scène 4 : le concert gâché
A développer un peu
La musicienne : joue du piano
Le troubadour : c’est un scandale, vous applaudissez cette débutante ! applaudissez-moi !
La musicienne : se plaint, vous gâchez mon concert, vous pourriez venir après !
La petite fille étrange : arrêtez de vous disputer !
Le troubadour : c’est un scandale ! on donne un piano à cette débutante
La reine (Lou) intervient : troubadour, je ne veux plus de vous, partez ! Immédiatement !
Elle exige que le troubadour sorte. le troubadour est de plus en plus désespéré.
La musicienne recommence à jouer. Applaudissements. La reine décrète qu’elle jouera tous les soirs pendant un mois. Le troubadour n’a plus de théâtre.
Le cuisinier, l’inventeur et le chasseur de monstres soutiennent le troubadour. Ils ont une idée : il n’y aura pas de concert le lendemain, ils vont l’empêcher de jouer. A la place, ce sera le troubadour, et le cuisinier en profitera pour distribuer ses gâteaux aux gens du public, il se fera ainsi de la publicité, car c’est décidé, il veut ouvrir une pâtisserie ici. L’inventeur fera une démonstration de son aspirateur en nettoyant enfin le théâtre. Le chasseur de monstres tiendra tous les monstres à l’écart. Il y aura enfin un spectacle tranquille (d’habitude, les spectacles sont interrompus par les bruits des monstres, les cris des gens, la poussière qui tombe…)
Mais comment faire pour mettre la musicienne hors jeu ? La rendre malade ? Mais on soupçonnerait le cuisinier…
L’inventeur dit : j’ai une meilleure idée.
Scène 5 : avec le détective
Le lendemain matin :
La petite fille étrange : je sens qu’il va se passer quelque chose. Je sens qu’il se passe quelque chose…
Elle se rend chez le détective : « Il va se passer quelque chose ! »
Le détective se présente :
J’ai quinze ans, et ça fait déjà dix ans que je résous des énigmes. J’ai ce don. Je n’ai jamais échoué, je suis la seule détective du royaume et j’ai souvent aidé La reine pour certains conflits.
S’adressant à la petite fille : oui, je pense qu’il va se passer quelque chose avec le troubadour qui est désespéré et La reine qui est débordé.
La petite fille : on ne fait rien ?
Le détective : non, on attend, parce qu’on m’appellera si on a besoin de moi.
On entend le téléphone, La petite fille étrange le prend et le donne à Le détective (détective)
La musicienne : on m’a volé mon piano cette nuit !
Le détective : on arrive tout de suite ! où habitez-vous ?
La musicienne : dans la petite maison rouge près du palais. Vous ne pouvez pas la manquer, il y a un énorme trou dans le mur !
Un peu plus tard, ils frappent chez La musicienne :
La musicienne : oui c’est moi qui ai appelé tout à l’heure, pour mon piano. Je n’ai pas dormi ici, le cuisinier m’a invitée à déguster un merveilleux repas qu’il a préparé hier, j’ai dû trop manger car je me suis endormie sur sa table… Et ce matin, j’arrive ici, et voyez.... (désespérée) Retrouvez mon piano, je vous en prie.
Le détective : Avez-vous une idée de la personne qui a pu faire ça ?
La musicienne : J’ai bien une idée… vous avez entendu parler du scandale d’hier soir… ce pourrait être cette personne qui m’a volé mon piano.
La petite fille étrange : A quoi ressemble ce piano ?
La musicienne : le signalement : vieux, pas très grand, rectangulaire. UNIQUE !
Le détective : très bien, je vais enquêter.
La musicienne : au revoir.
Le détective : non non, il faut qu’on visite les lieux, qu’on cherche des indices…
La musicienne : ah bon. Mais à part le trou, tout à l’air normal…
Le détective : ah ah....
Le détective explique ce que tu fais au fur et à mesure que tu enquêtes. Tu as une loupe, pour chercher les empreintes, pour regarder les détails. Tu cherches les traces. Tu écris sur ton carnet. Tu fais des suppositions.
En fait, je propose que le piano ait été volé grâce à l’aspirateur de l’inventeur. Il devait seulement ouvrir la fenêtre, mais il l’a arrachée. Ensuite le troubadour et l’inventeur sont montés par une échelle, et on descendu le piano. Pour venir et repartir, il pouvaient avoir une charrette, qui a laissé des marques sur le sol… Evidemment, pour toi, ce n’est pas évident, car tu ne connais pas l’existence d’un tel aspirateur. Mais tu remarques toutes sortes de choses bizarres. Les meubles sont tombés les uns sur les autres, vers la fenêtre.
Peut-être aussi qu’ils se sont fait aidés d’un monstre, pour aller chercher le piano et le rapporter. Le monstre pourrait remplacer la charrette. A toi de voir, Clément.
La petite fille étrange, toi aussi tu peux faire des suppositions. Surtout que tu as beaucoup d’imagination ! tu es la petite fille étrange, tu connais plein de choses…
Scène 6 : chez le troubadour
Le détective : bon, tout ça est très bizarre, mais on a quelques petites idées. Les traces dans la rue se dirigent vers la maison du troubadour. C’est notre suspect, on va aller le voir.
La petite fille étrange : on n’a pas vraiment de preuves !
Le détective : on va faire comme si… On n’a pas de preuves encore, mais on a un mobile ! La jalousie.
Un quart d’heure plus tard : elles frappent
Le troubadour : quoi, qui est là ?
Le détective et La petite fille étrange : On vous soupçonne d’avoir volé un piano hier au soir.
Le troubadour : Qui ?
La petite fille étrange : la musicienne…
Le troubadour : Quoi, cette fille ? Elle est nulle, elle me prend ta place… alors que je suis là depuis longtemps, que j’ai toujours fait correctement mon travail de troubadour. Et maintenant, elle m’accuse ! c’est un comble !
Sortez, je n’ai rien fait, c’est un scandale. D’ailleurs, vous n’avez pas de preuves !
Le détective : on a les traces de la charrette qui viennent jusqu’ici.
Le troubadour : je n’ai pas de charrette, c’est idiot comme preuve.
Le détective : vous êtes jaloux, vous avez peur… Vous avez voulu empêcher la musicienne de jouer !
Le troubadour : tout ce que vous dites, c’est du vent…
On entend l’aspirateur dans la pièce à côté, tout se met à trembler.
L’inventeur : Oh, zut, j’ai encore réglé trop fort ! j’ai aspiré le lustre avec la poussière du plafond.
Le cuisinier : fais attention ! déjà cette nuit tu as été beaucoup trop fort… tu as aspiré toute la fenêtre et une partie du mur !
Le détective : Tiens tiens… Vos amis ont de drôles d’activités.
Le troubadour : ça ne vous regarde pas.
Le cuisinier : heureusement, le piano n’était pas abîmé. Le troubadour veut apprendre à en jouer.
Le détective : tiens tiens !
Le troubadour : ils racontent n’importe quoi !
La petite fille : je vois… je vois un cuisinier prodigieux, qui invite une musicienne et l’endort avec ses bons petits plats… Je vois un inventeur génial… tous les deux se sont mis au service d’un troubadour jaloux…
Le troubadour : moi, jaloux ? vous n’avez pas de preuves…
La petite fille : je sais lire dans les cœurs.
Le détective : et moi sur les visages. Vous avez peur. Allez, avouez, troubadour…
Le troubadour : oui, c’est moi…
Le détective : comment avez-vous fait exactement ?
Le troubadour et les autres expliquent.
Scène 7 : fin
Bip bip (téléphone) :
La musicienne : Allô ?
Le détective : on a retrouvé votre piano !
La musicienne: oh, je peux passer tout de suite ?
Le détective : oui, chez le troubadour.
elle arrive, tombe dans les bras du détective et de la petite fille :
La musicienne : oh, merci, merci ! qui a volé ?
Le détective : c’est cette personne.
La musicienne :Ah !
La petite fille : Avec l’aide de ceux-ci (le cuisinier, l’inventeur, le chasseur de monstres)
La musicienne : Mais pourquoi ?
Le troubadour : La reine n’en a plus que pour vous !
Le chasseur, l’inventeur, le cuisinier : on attend de le voir depuis trois semaines, et il ne s’occupe que de vous ! il ne nous reçoit pas !
La musicienne : c’est vrai que c’est injuste… Je n’avais pas compris tout ça.
Se tournant vers les détectives :
La musicienne : je vous dois combien ?
Le détective : rien, on est contentes que cette affaire soit résolue !
La petite fille : moi, je n’accepte jamais rien en échange du bien que je fais… C’est pourquoi je suis encore là.
La musicienne : ah bon ?
La petite fille, l’air mystérieux : oui…
La musicienne : Ah bon, ah bon…
Allant vers le troubadour : je connais votre réputation, monsieur le Troubadour. Vous racontez tellement bien ! J’étais venue ici pour vous écouter.
Le troubadour : pas possible ?
La musicienne : on vous connaît dans le royaume jaune, le royaume bleu, le royaume vert… il faudrait que vous y alliez en tournée.
Le troubadour : c’est vrai, ça… J’aurais un autre public…
La musicienne : je vous propose quelque chose. Faites le spectacle avec moi. Vous apprendrez à jouer du piano… et en échange, moi, vous m’apprendrez à raconter.
Le troubadour : oh, merci, merci !
Il réfléchit : bon, mais vous m’accompagnerez aussi quand je raconterai ?
La musicienne : d’accord ! on fera un spectacle à deux !
La musicienne, à la détective et à la petite fille : en remerciement, je vous offre des places gratuites à chaque spectacle. D’accord, troubadour ?
Le troubadour : heu… d’accord.
Les autres : et nous ?
Le troubadour : vous, mes amis, vous ferez ce qu’on avait décidé : préparer des gâteaux, nettoyer la salle du spectacle, tenir les monstres à distance… La reine sera éblouie !
(on peut même imaginer qu’un monstre apprivoisé fasse un numéro, ou tienne la caisse).
La petite fille : et voilà que tout finit bien dans le royaume !
La musicienne : d’accord, mais plus d’entourloupe, hein, monsieur le troubadour ?
Le Père Noël ne veut pas venir dans le Royaume Bleu
Le Père Noël ne veut pas venir dans le Royaume Bleu
Rôles par ordre d’entrée en scène :
La Fée Rose
La musicienne-acrobate Lily
L’inventeur Mickaël : Adrien
Le cuisinier M. Cacao : Marien
Le chasseur de monstres Nitro : Clément
Le détective Orube : Amélie
La reine Elisabeth
Le troubadour Garin : Alice
Scène 1 : Tous
Tous les personnages entrent en scène : ils ont l’air abattus, sauf la reine qui s’en fiche et le troubadour qui regarde tout le monde méchamment.
Fée : (au public) Bonjour, vous avez passé un bon Noël ? oui ? (attendre la réponse)
Eh bien, au Royaume bleu, toutes les horloges sont en retard, et le Père Noël passe un mois après que dans les autres contrées, c’est à dire le 25 janvier.
Et cette année, il a décidé de ne pas venir du tout.
Mais nous, nous avons décidé de nous réunir pour le convaincre de revenir sur sa décision. Nous, c’est à dire : (elle les présente)
Lily : elle est musicienne.
Lily : (elle fait la roue) Et ze suis acrobate aussi…
Fée : Mickael, c’est un inventeur génial !
Mickaël : Il faut prononcer Maikol
Fée : Maître Cacao, cuisinier extraordinaire…
M. Cacao : C’est la cerise sur le gâteau !
Fée : Nitro, chasseur de monstres…
Nitro : Et aussi alchimiste et manitou. Manitou niveau 16 !
Fée : Orube, la détective de notre royaume…
Orube : Les affaires louches, c’est ma spécialité !
Fée : Elisabeth, notre reine bien-aimée…
Elisabeth : Ah non, moi, je m’en fiche que le Père Noël vienne ou pas !
Fée : Garin, troubadour voyageur qui connaît tant de choses !
Garin : Oui bon ça va, ça va… Vous me faites pitié avec votre Père Noël !
Fée : Et moi je m’appelle Rose, et je voudrais bien que le Père Noël change d’avis ! C’est tellement féerique la nuit de Noël !
Orube : (au public, en confidence) En fait Rose, c’est une fée, la fée du royaume, mais chutt ! C’est un secret.
(les personnages vont se passer la lettre et la lire. Ils
Fée : Voici la lettre que le Père Noël a écrite à la reine (elle commence à lire)
« Madame la Reine, je vous avertis que je ne reviendrai pas dans votre royaume. J’y ai rencontré trop de problèmes. (elle passe la lettre à Mickaël)
Michaël : D’abord, il y a tellement de poussière dans votre royaume ! je n’ai jamais vu ça. Je suis tout gris après être passé par vos cheminées. Et je glisse souvent sur du bois pourri. Un de ces jours, je me casserai la jambe ! Il faudrait vraiment que vous fassiez le ménage. Car en plus de la poussière, il y a trop de monstres partout, je ne m’y sens pas en sécurité. (il passe la lettre à Nitro)
Nitro : L’année dernière, deux de mes rênes se sont fait boulotter par des espèces de dinosaures cannibales ! (il passe la lettre à Lily)
Lily : Et tout ça, pour quoi ? Jamais un petit merci de votre part ! D’habitude, pour me remercier, les souverains et les présidents des pays que je traverse me jouent un petit air de musique et me proposent un délicieux repas ! (elle passe la lettre à M. Cacao)
M. Cacao : Chez vous je meurs de faim, il n’y a rien à manger, ou quand il y a c’est très mauvais. Et cette année, ça été le plus terrible : quelqu’un du Royaume bleu est venu chez moi, m’a attaqué et m’a volé tout ce que je possédais ! (il passe la lettre à Orube)
Orube : Je me retrouve maintenant en caleçon et en chaussettes. Je n’ai plus de traîneau, plus de rênes, plus de cadeaux, plus de manteau, plus de bottes, plus de barbe ! et même pas de bonnet. Avec le froid qu’il fait, c’est le pompon ! Ah oui, c’est le pompon !
Garin : (assez réjoui de la situation) Madame la Reine, il n’y aura plus jamais de cadeaux de Noël chez vous, plus jamais de sapins, plus jamais de chansons de Noël, ni de bûches au chocolat ou à la crème de marron. J’interdirai tout cela, et comme les sapins, les chants et les gâteaux de Noël du monde entier sont enchantés et m’obéissent, vous n’arriverez pas à aller contre ma volonté.(il passe la lettre à la reine)
Elisabeth : Au revoir, Madame la Reine ! »
Ah ! mais quel toupet ! Je vais lui répondre, moi au Père Noël ! (Garin se précipite pour lui donner du papier et une plume)
(elle écrit) « Cher Père Noël, je m’en fiche complètement que vous ne veniez pas, et puis c’est trop compliqué. Alors parlez-en à quelqu’un d’autre que moi. Et puis ce qui m’intéresse, moi, c’est : le shoping, faire la fête, m’amuser, etc. Moi je suis la reine, je suis riche, je n’ai pas besoin de vous. Vous m’avez toujours fait des cadeaux idiots, depuis que je suis petite. Le pire cadeau que vous m’avez fait est une ridicule petite pièce de monnaie et un ridicule petit billet. Voilà, au revoir. La reine. »
(tous sauf la reine et la fée sortent de scène en râlant, sauf Garin qui se frotte les mains)
Scène 2 : Fée - Reine
Fée : Vous vous rendez compte ! Le père Noël ne veut plus venir chez nous ! Mais ma reine, vous ne pouvez pas laisser faire ça. Si vous lui envoyez une lettre pareille, tous les enfants seront tristes, car il ne viendra pas.
Elisabeth : Mais je m’en fiche, tous les enfants ne seront pas tristes, vous le savez bien. Personne n’est jamais vraiment triste. (elle sort)
Fée : (s’adresse au public) Mais comment je vais faire, moi, je n’arriverai jamais à convaincre la reine de ne pas lui envoyer cette lettre ! A moins que… Je vais la lui voler ! (elle se précipite hors scène) Ma reine attendez-moi ! Je vous accompagne !
Scène 3 : Lily
Lily : (écrit) « Cher Père Noël, ze vous trouve un peu trop exizeant. Je pourrais proposer un pestacle, ze pourrais danser, jongler avec les étoiles, faire des acrobaties dans les nuages, tout ça pour annoncer au royaume votre arrivée, et aussi pour endormir les brigands qui pourraient vous dévaliser. Car tout le monde sait que la poudre d’étoiles est soporifique pour les brigands, et les brigands seulement !
Mais je vous en prie, venez, et restez un peu, cela fait des siècles que vous n’êtes pas resté prendre des vacances. Un peu de couraze !
Salutations,
La musicienne du royaume bleu. » (elle sort)
Scène 4 : M. Cacao
M. Cacao : (écrit) « Cher Père Noël, quand vous reviendrez je vais vous fabriquer un gâteau qui va vous ramener à 1200 ans, ce qui est beaucoup plus jeune que votre âge actuel, car vous avez 3799 ans, et beaucoup trop de rides.
Ces gâteaux auront un goût exceptionnel. Il y en aura au chocolat, à la fraise, à la pêche, à la framboise, à l’orange, à la mandarine, aux fruits des bois, aux fruits confits, aux bananes, aux pommes, aux cerises, aux fruits de la passion, à la mangue… Il y aura de la crème chantilly, des jus de fruits exotiques. Il y aura du chocolat chaud, du thé, du cochon au cerfeuil et à la framboise. Il
Comme ça, vous ne mourrez pas de faim comme l’année dernière.
Et je préparerai des croquettes spéciales pour rênes. Ils vivront vieux et ils ne se feront plus digérer par les monstres. Même si les monstres les mangent, ils les recracheront à cause de leur goût horrible.
En échange de tout ça, je vous demanderai quelques milliards de millions de pièces, et un milliard de cadeaux (au moins !)
Si vous trouvez que c’est trop cher, merci de ne pas me le dire et de quand même me payer. Pensez-y, vous allez RAJEUNIR ! » (il sort)
Scène 5 : Nitro
Nitro : (écrit) « Cher Père Noël, pour les monstres, je me transformerai en loup-garou, pour tuer :
- cinq cyclopes à 4 poils,
- 3 cyclopes poilus
- 60 tourloupets à queue courte
- 99 vramch d’Asie
- 10 000 glorks gluants
- 25 vronachrtshrakamoumibofumils
- 50 glitchs
Ce qui fera, pour tous les bénéfices :
100 000 000 000 puissance 100 000 000 000 040 000 monnaie bleue.
Vous me paierez la moitié, et la reine le reste. La reine paiera en plus les frais de transport. Plus mon cadeau de Noël !
Le chasseur de monstres. » (il sort)
Scène 6 : Mickaël
Michaël : (écrit) « Cher père Noël, je suis Michaël, l’inventeur du royaume bleu. Je me charge du bois pourri qui vous fait glisser, pour qu’il ne vous embête pas. Ne vous en faites pas, ce ne sera presque pas gratuit.
Post Scriptum : si vous pouvez ramenez-moi une batterie à protons nucléaires.
Post post scriptum : ah, j’oubliais : j’ai trouvé le cadeau idéal pour tous les sujets du Royaume Bleu ! Comme ça vous n’aurez plus à vous creuser la tête. Ce
Scène 7 : Garin
Garin : (entre et regarde si personne ne l’a suivi) Un jour j’ai voulu apprendre à jouer du piano, mais je n’y arrivais pas et je m’énervais. Si j’étais restée avec cette musicienne, je n’aurais pas pu m’empêcher de voler son piano. Maintenant, la reine préfère la musicienne, et je veux que tout le monde m’apprécie de nouveau. Alors, j’ai décidé de voler à la prochaine occasion le père Noël. J’ai dérobé ses habits, ses jouets, ses rênes, son traîneau, jusqu’à ce qu’il n’ait plus rien. Je vais me déguiser en Père Noël pour avoir de nouveau du succès et livrer les cadeaux. Mais je ne suis pas prêt pour la livraison des cadeaux et il me faut un délai pour voler toutes les possessions du Père Noël. Rien que de trouver sa maison, m’a demandé énormément de temps. Alors, pour me laisser du temps, j’ai envoyé des monstres dans le royaume et énormément de poussière. J’ai réussi ça grâce à tous les amis que j’ai rencontrés au cours de ma vie aventureuse. (on voit qu’Orube espionne Garin)
Ah ah ! on ne pourra jamais se passer de moi, ici, dans le Royaume Bleu. Bientôt, je serai le troubadour le plus populaire du monde ! (il sort)
Scène 8 : Orube
Orube : (écrit) « Cher Père Noël, je suis au courant de tous vos dramatiques problèmes et j’aimerais vous aider car je suis moi-même détective privé, et peux retrouver tous vos objets volés.
Le détective ORUBE du royaume bleu. »
(au public) J’ai soupçonné le troubadour parce qu’il n’était pas content que la reine l’ait renvoyé. Je suis allé le voir, mais il n’était pas chez lui. Je suis rentré par la fenêtre, grâce à une échelle. Et là, j’ai trouvé : le bonnet du Père Noël, avec son grelot. Mais, il manquait beaucoup de choses : les bottes, le traîneau, les cadeaux, ses vêtements, une barbe… tout ça rouge. Je suis reparti avec le bonnet, découragé. (elle sort de sa poche le bonnet du Père Noël) Je vais le suivre, et je pourrai peut-être le prendre sur le fait. (elle sort)
Scène 9 : Lily – M. Cacao – Mickaël – Nitro - Fée
(ils entrent assez agités)
Lily : Qu’est-ce qu’on va faire ?
M. Cacao : Moi j’ai écrit une lettre au Père Noël, mais il n’a pas répondu !
Nitro : Moi aussi…
Michäel : Moi aussi…
Tous : Oh la la !
Fée : Ne vous inquiétez pas. Je sais lire dans les cœurs et je crois que quelqu’un mène sa petite enquête… Allons nous coucher… Demain, il fera jour et nous y verrons plus clair ! (ils sortent tous)
(NOIR)
Scène 10 : Orube
Orube : (au public) Hier, quand je vous ai quittés, j’ai suivi Garin le troubadour, et je l’ai vu qui s’enfuyait, avec un énorme sac à côté de lui. Je l’ai suivi. Le troubadour est entré dans un magasin de vente aux enchères. Il a sorti de sa hotte une panoplie complète de Père Noël : les bottes, les cadeaux, ses vêtements, une barbe… tout ça rouge. Et il a sorti des rênes, qu’il avait mis dans sa malle, et le traîneau. Ainsi, moi le détective, j’ai su qui était le coupable. Et en plus, j’avais une preuve. J’ai sorti des menottes et je l’ai attaché. Je vais le chercher et le bombarder de mes questions. Je reviens tout de suite… (elle revient avec Garin, attaché et un grand sac)
Scène 11 : Orube et Garin
Orube : Pourquoi avez-vous volé tout ça ?
Garin : Mais avoir volé quoi ?
Orube : Les affaires du Père Noël, ne faites pas l’innocent, j’ai des preuves.
Garin : Ah oui, et lesquelles ?
Orube : Eh ben, les affaires du Père Noël, pourquoi c’est vous qui les avez ?
Garin : Mais non, c’est moi qui ai acheté aujourd’hui ces affaires pour les revendre. Et c’est même pas celles du Père Noël.
Orube : C’est faux, cette histoire d’acheter des affaires et de les revendre, c’est louche. D’ailleurs regardez, il y a écrit sur l’étiquette : « Confectionné par les lutins du Père Noël dans l’atelier du Père Noël pour le Père Noël ».
Garin : Je vous dis que je les ai trouvées aujourd’hui, ces maudites affaires. Elles étaient en vente sur le marché.
Orube : C’est faux, hier j’ai découvert chez vous le bonnet du Père Noël.
Garin : Pourquoi, vous êtes rentré chez moi ?
Orube : Oui, détective c’est mon métier. (elle sort le bonnet de sa poche)
Garin : (s’effondre et avoue) Oui oui, j’avoue, c’est moi qui ai fait le coup… Je voulais remplacer le Père Noël pour redevenir l’homme le plus aimé du royaume… Mais quand j’ai essayé de conduire le traîneau et les rênes, je n’y suis pas arrivé. Je ne suis pas arrivé non plus à passer par une seule cheminée ! Alors, j’ai décidé de revendre ces affreuses affaires.
Orube : Donc, maintenant que nous avons une preuve, maintenant que vous avez avoué, vous allez venir avec moi chez la Reine.
Scène 12 : Orube – Garin – La reine
La reine : Qu’est-ce qui se passe ? Orube ! J’exige qu’on me dise la vérité !
Orube : Majesté ! C’est Garin qui a volé les affaires du Père Noël !
La reine : (à Orube) Oh vos histoires m’ennuient ! Ce Père Noël m’agace ! (à Garin) Que vous a fait le Père Noël ? Si vous ne l’aimez pas, nous allons faire un marché. Si vous l’aimez, je vous mets aux oubliettes. COMPRIS ?
Garin : Je ne l’aime pas.
La reine : Le marché est de m’aider à obliger le Père Noël à me donner le cadeau de mes rêves. S’il ne veut pas, je le ferai premier ministre, pour régler tous nos problèmes en deux jours, sinon je lui coupe la tête. Et
Scène 13 : Orube – Garin puis la fée, puis Lily, puis M. Cacao, Mickaël et Nitro, et enfin la reine
Garin : C’est impossible ! Qu’est-ce que je vais faire ? Je ne vais tout de même pas retourner chez lui ! C’est trop loin et il fait trop froid !(il pleure)
Orube : Nous allons essayer de le faire venir ici. (écrit) « Cher Père Noël, j’ai retrouvé tous vos objets volés ! Faites-vous prêter des habits, mais revenez, revenez, revenez ! »
(La fée entre)
Fée : (à Orube) Je connais un moyen de le faire venir plus vite. (au public) Je crois que si on l’appelle très fort, tous ensemble, il peut nous entendre… c’est quand même plus rapide qu’une lettre !
[Les enfants dans la salle : « Revenez, revenez, revenez ! »]
Fée : Je crois qu’il nous a entendus et comme il est très gentil…
(Lily arrive)
Lily : C’est vrai ? Le Père Noël va venir ? Ze voudrais préparer un pestacle pour fêter l’arrivée du Père Noël. Z’aurais besoin d’aide. Z’avais pensé à vous, petite fille fée, pour m’aider. Etes-vous d’accord ?
Fée : Je voudrais bien, mais que faut-il faire ?
Lily : C’est un peu compliqué… comme vous êtes une fée, z’ai pensé que vous pourriez peut-être penser à éventuellement envisazé de m’attraper quelques z’étoiles et de peut-être me faire descendre quelques nuazes.
Fée : Bien sûr, pour quand ?
Lily : Ze vous l’ai dit, c’est pour l’arrivée du pitit Popo Noël !
Fée : C’est-à-dire le 25 janvier. D’accord, je vous les donne demain.
Lily : Euh, merzi beaugoup, retrouvez-moi demain au café Zules et Zulia, vers quatorze heures. Mais comment ferez-vous pour me ramener les étoiles ? Dans un gros sac ?
Fée : Ok, je demanderai à l’inventeur pour le sac. Et pour vous les amener, c’est où le café Zules et Zulia ?
Lily : Pas Zules et Zulia ! Zjules et Zjulia !!!!
(M. Cacao, Mickaël et Nitro arrivent)
M. Cacao : (voit Garin) A cause de vous j’ai dû payer mon papier et mon timbre pour écrire au Père Noël. Comme punition, je vous ferai goûter quatre plats :
- des yeux de grédifice (ça ressemble à une limace), préparés avec une sauce qui contient : de la terre, du ciment frais, et de la mousse. Je
- De la potion qui vous obligera à me donner, en monnaie bleue : 5 milliards à la puissance 151 000, plus 5 000 fois 312 à la puissance 143 000 fois 999 millions 999 999. Comme ça vous me paierez mon papier ! et quelques intérêts…
- De la potion qui est censée faire tomber les cheveux, mais qui a déjà exploser 99% de mes mannequins, à qui j’en ai donné (le 1 % qui reste avait fait tomber la potion par terre…).
- De la bouillie de crapaud avec un soupçon de cervelle de grenouille et 99% de nitroglycérine qui explose dès qu’elle atteint l’estomac.
Je voudrais connaître l’effet de ces deux derniers produits sur une personne vivante (j’espère que vous le resterez suffisamment longtemps, pour que je puisse vous faire goûter le dernier). Vous me servirez de cobaye.
Mickaël : J’ai appris que c’était à cause de vous qu’on avait tous ces problèmes. J’ai bien envie d’inventer une punition encore plus terrible que celle de mon ami M. Cacao, mais bon, ça va pour cette fois. Par contre si vous voulez que je vous laisse libre, donnez moi beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, de monnaie bleue.
Comme ça nous pourrons vous aider à résoudre vos problèmes, en vous racontant nos aventures les plus périlleuses, les plus terribles, les plus atroces, les plus merveilleuses, etc.
Et vous vous les écrirez ! Et NOUS gagnerons beaucoup d’argent avec le livre !
Comme ça, vos problèmes seront réglés. MAIS !!!!!! si vos problèmes ne sont pas réglés, il faudra à nouveau me payer, même si cela est très cher ! Mais pour vous je veux bien vous faire payer moins cher.
Nitro : Ah ! c’est toi qui m’a obligé à travailler comme un fou. Je te demanderai pour me dédommager, d’écrire une saga qui comporte six livres de trois cents pages, beaucoup d’argent et trois ans de bons et loyaux services.
Garin : Oh là là, oh là là ! Je n’en peux plus de tous ces gens qui me demandent des choses et qui me menacent ! Je m’enfuis ! (il sort en courant)
La reine : Qu’est-ce qui se passe ? Le troubadour s’enfuit ? Et comment je vais faire moi maintenant pour obliger le Père Noël à me donner le cadeau de mes rêves ? En plus, j’ai encore reçu une lettre de lui (elle lit l’enveloppe) A tous les habitants du Royaume Bleu (elle ouvre la lettre et la lit) « Je trouve la reine très gentille de m’avoir envoyé une lettre si sympathique qui disait ceci : « cher Père Noël, Revenez vite, je vous aime beaucoup et les cadeaux que vous m’avez faits quand j’étais petite étaient géniaux. Bon, en tout cas n’oubliez pas le royaume bleu, même si vous êtes fâché ! Signé : La Reine. »
Mais je n’ai jamais envoyé ça !
Fée : Mais si ma reine, enfin, euh, en fait c’est moi qui ai envoyé cette lettre à votre place.
La reine : Mais pourquoi avez-vous fait ça ?
Fée : Maintenant, il vous aime tellement qu’il vous fera le cadeau de vos rêves !
(Musique de Noël – Saluts)
FIN
Remarques sur les scènes
Scène 1
1ère partie de la scène : la fée présente les personnages. Elle les amène sur le devant de la scène pour que le public les voie (sauf pour l’acrobate qui s’avance dans une roue, et Garin qui reste à l’écart). Trouver un geste, une attitude ou une particularité qui symbolise chaque personnage :
- acrobate fait la roue
- détective a une grosse loupe et cherche des traces avec cette loupe
- troubadour montre du mépris pour les autres et du contentement quand le Père Noël dit que Noël sera supprimé
- inventeur ???
- chasseur ???
- cuisinier ???
- fée est très aérienne
- reine est très hautaine
2ème partie de la scène : lecture de la lettre : Ils sont tous très intéressés par cette lettre car elle annonce les raisons pour lesquelles le Père Noël ne viendra pas. Grâce à cette lettre chacun à sa manière pourra faire quelque chose pour changer la situation et que le Père Noël vienne.
Scène 2 : Fée-Reine
Scène 3 : Lily
Scène 4 : Cacao
Scène 5 : Nitro
Scène 6 : Mickaël
Scène 7 : Garin
Maléfique, diabolique (genre Gargamel). Il faut que le public voie à la fin de la scène Orube
Scène 8 : Orube
Scène 9 : Lily – M. Cacao – Mickaël – Nitro - Fée
Il y a une sorte de cacophonie, ils parlent tous en même temps, c’est la fée qui les calme et les envoie dormir. Improviser sur cette cacophonie par des petits mots : oh la la… c’est le désastre… etc…
Scène 10 : Orube
Scène 11 : Orube + Garin : l’interrogatoire
Orube est assez pressant dans ses questions. Il peut même bousculre légèrement Garin
Dans la première partie de l’interrogatoire, Garin ment : il est assez agressif pour nier ce qui lui est reproché. Puis s’effondre : à partir de là, il avoue, peut être pleure-t-il, en tout cas il a changé de ton.
Scène 12 : La reine
La reine surgit. Elle a toujours ce côté capricieux des monarques. J’ordonne et tel est mon bon plaisir
Scène 13 : tous
Michaël, Nitro et M. Cacao en veulent à Garin. Ils sont autour de lui, ils veulent se venger… c’est un peu comme un tribunal avec la sentence de chacun d’eux 3
A la fin de la scène, la reine est presque en colère, mais la fée, malicieuse et si gentille trouve le bon argument pour se faire pardonner de sa cachotterie.